Lettre à ma fédération

Maintenant que le mouvement de rattrapage est amorcé, ne serait-il pas temps de de remercier les médecins seniors en leur accordant une compensation...

Pour la reconnaissance des médecins séniors

Chers collègues,

C’est en tant que spécialiste que j’ai adressé la lettre qui suit à la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), même si j’étais bien conscient que le sujet de celle-ci intéresse autant les généralistes que les spécialistes. En effet, depuis l’instauration du régime d’assurance maladie, généralistes et spécialistes ont vécu sous le contrôle de gouvernements de toutes allégeances et fiers d’assujettir notre profession à leurs règles tant administratives que financières.

Aujourd’hui, de nombreuses réformes ont été mises en œuvre, et la qualité de vie des médecins s’en est trouvée améliorée, et elle le sera de plus en plus au cours des prochaines années. Toutefois, les médecins seniors, qui sont aujourd’hui en fin de carrière et qui ont soutenu ce système de santé malgré une grille tarifaire dérisoire, tout en continuant à fournir des services dont certains n’étaient même pas rémunérés, ne profiteront pas de ces réformes.

Sachant cela, ne serait-il pas honorable qu’une reconnaissance financière bien légitime leur soit accordée ? Avec l’appui de nos fédérations respectives, j’ai confiance que l’on pourrait amener le prochain gouvernement à négocier en ce sens.

Dr Kamal Maraghi,
obstétricien-gynécologue

 

Voici les termes de ma lettre adressée à la Fédération des médecins spécalistes du Québec :

« Je suis membre de la FMSQ depuis l’instauration du Régime de l’assurance maladie du Québec. Je croyais et crois encore au bien-fondé d’un système d’accessibilité générale, même si, dès son instauration, il y eut confrontation, loi spéciale et manœuvres dissuasives qui laissaient déjà présager une intention de contrôle de la fonction publique sur notre profession.

Avec les années, ce contrôle s’est concrétisé, jusqu’à frôler le dérisoire, par des resserrements tarifaires, une multiplication des exigences normatives, des modes, des codes, des considérations spéciales, des messages explicatifs… et j’en passe. Cette bureaucratie lourde s’est installée sans réserve face à des fédérations faibles et inefficaces, laissant l’écart se creuser entre nous et nos confrères des autres provinces.

Grâce aux efforts soutenus de la FMSQ, d’énormes progrès ont été accomplis et nous commençons à avoir un peu d’espoir en un avenir meilleur. Mais l’AVENIR de qui ? Des médecins qui sont en début de carrière et qui bénéficieront de ces progrès, ou de ceux qui, comme moi, s’approchent de la fin de leur carrière ? N’oublions pas que cette génération a contribué à parts égales aux frais additionnels que l’on a investis dans l’amélioration de cet AVENIR, cet avenir dont nous ne bénéficierons pas ou presque pas puisque nous sommes justement près du départ.

Pendant quarante ans, nous avons soutenu ce système de santé avec tous ses dérapages, ce système de santé qui, sans nos sacrifices et notre dévouement, se serait écroulé. Ces dernières années, la FMSQ s’est battue pour corriger le flagrant écart entre les différents honoraires professionnels, et pour rémunérer des actes que nous avons faits gratuitement pendant toute notre carrière, comme les gardes et l’enseignement. Elle a même trouvé un budget pour rémunérer les chirurgiens et les anesthésistes qui arrivent à l’heure à la salle d’opération ! Existe-t-il de l’argent qui attend preneurs ?

Maintenant que le mouvement de rattrapage est amorcé, ne serait-il pas temps de de remercier les médecins seniors en leur accordant une compensation financière en signe de reconnaissance ?

Des objections pourraient être soulevées par certains de nos membres, qui préfèrent profiter des avantages obtenus pour encore de longues années, sans égards pour leurs confrères seniors.

D’autre part, le gouvernement pourrait prétendre à l’autonomie du médecin pour se soustraire à son devoir. La réalité est tout autre. Le médecin québécois pratique dans un cadre législatif contraignant, avec des obligations administratives étourdissantes, des négociations tarifaires ad nauseam et, tout cela, à l’intérieur d’une enveloppe budgétaire stricte. Avec une telle camisole de force, il est utopique de parler d’autonomie.

Je considère cette demande légitime et juste, et je suis convaincu que la FMSQ pourra y mettre la même volonté et la même énergie qui ont été manifestées jusqu’ici à l’égard de tout ce qui a été entrepris pour ses membres. »

santeinc.com

Quoi d’neuf, docteur ?

«Quelles sont les dernières nouveautés susceptibles d’avoir des impacts sur votre vie personnelle ou votre pratique médicale ? »

Bébés, bois et AMM

«Mue par une « sourde », mais « féconde colère », Marilyse Hamelin étaie sa thèse de façon convaincante. L’auteure a elle-même renoncé…»

Chéri, j’ai automatisé les placements

«Mais quelle est l’incidence réelle de ces technologies financières, dans le secteur des services financiers, sur l’ensemble des… ?»

Survivre aux fêtes

«C’est dans votre salon que toute la famille est attendue pour trinquer en cette fin d’année. Vous avez sans doute déjà eu une petite pensée…»

Tartare de betteraves

«Imaginez le bonheur, pour des restaurateurs, de s’approvisionner en succulents fruits et légumes directement de la ferme lorsque la ferme…»

Fonds communs pour médecins

– Fonds FMOQ
– Fonds Professionnels
– Gestion MD