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« Ça peut paraître raciste, mais voici mes commentaires anecdotiques et non scientifiques sur des expériences vécues au cours de ma formation et de ma pratique. Alors que... »

Sans préjudice

Bonjour,

Ça peut paraître raciste, mais voici mes commentaires anecdotiques et non scientifiques sur des expériences vécues au cours de ma formation et de ma pratique.

Alors que j’étais externe verte en pédiatrie à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, nous avions, dans l’équipe, un neurochirurgien pédiatrique d’un pays de l’Est en résidence pédiatrique. Il en savait moins que nous ! Il a été rétrogradé au rang d’externe.

Autre situation : un interne français venu suivre un stage à l’hôpital Notre-Dame m’a avoué en toute humilité en savoir beaucoup moins que moi, encore externe verte ou rouge.

Une fois diplômée, j’ai eu un collègue, ex-chirurgien chef de département de chirurgie dans un pays asiatique et travaillant comme omnipraticien, qui n’avait pas une pratique exemplaire pour des choses très simples, comme la prescription de tétracycline à un enfant en bas âge. Il aurait eu un « dossier » au Collège.

Il y a quelques années, un ami a été traité en France avec des compresses d’alcool à friction pour une entorse de la cheville.

Enfin, la mère âgée d’un ami a fait une chute qui s’est compliquée d’un delirium, d’un infarctus, d’un AVC et d’une décompensation de démence, et on lui a fait subir une ostéodensitométrie à plus de 90 ans, alors que son espérance de vie était limitée et que, peu importe le résultat, on ne lui donnerait aucun traitement !

C’est probablement la même chose dans d’autres domaines. Par exemple, un ami français a dû consulter son dentiste environ cinq fois au cours d’une année pour des douleurs chroniques aux dents. Une fois au Québec, un rendez-vous annuel et un méchant nettoyage de tartre avec l’hygiéniste (il n’avait jamais eu de tels soins dans un cabinet dentaire de Paris) ont eu raison de ses problèmes dentaires!

C’est vrai que ces quelques exemples donnent à penser que la formation ou la pratique médicale sont très différentes dans plusieurs autres pays, y compris des pays occidentaux comme la France. Raciste, moi? Non, je ne crois pas. Je suis du même avis que le Dr Bernard : on ne saurait faire de compromis sur la qualité des soins aux patients.

Médecin anonyme ayant 22 ans de pratique

Bonjour !

J’ai ressenti un certain malaise à la suite de la lecture de votre article du numéro de Novembre-Décembre 2012 de Santé inc., c’est pourquoi j’ai décidé de vous adresser mes commentaires.

Quel était le but exactement de cet article ? Je trouve qu’il amène plutôt de l’eau au moulin des détracteurs des médecins étrangers.

Mais comme je n’en connais pas tant que ça, je ne peux que vous faire part de mes expériences personnelles.

Je suis d’origine française, je vis au Québec depuis 2003, j’exerce comme médecin de famille depuis 2006 au Bas-Saguenay (à cause des lenteurs administratives du Collège des médecins, il m’a fallu deux ans pour récupérer un droit de pratique ; en l’occurrence un permis restrictif parce que c’était ce qui me permettait de retravailler « rapidement »…) et je me considère comme très bien intégrée dans mon coin de pays.

Maintenant, je voudrais revenir sur quel- ques phrases qui ont légèrement fait aug- menter ma pression artérielle.

1) Dans certains pays européens, à peu près tout le monde peut être admis en médecine…

En France, pour s’inscrire en première année de médecine, il faut avoir un baccalauréat C ou D (option sciences). Ensuite, il y a un concours à la fin de la première année qui ne garde que 20 % des étudiants… S’ensuivent huit années qui doivent être validées par une thèse pour prétendre au doctorat… Je ne pense pas que ce soit accessible à monsieur et madame tout le monde…

2) Le manque d’exposition clinique des médecins étrangers.

Dans ma faculté de médecine parisienne, on allait « au lit du patient » dès la deuxième année. Cela nous fait donc huit années de pratique…

3) La façon d’exercer la médecine en France est très différente de celle qui prévaut au Québec.

Je n’ai personnellement pas vu tant de différences que ça… et il faut bien avouer que les différences ne sont pas en faveur du Québec. Des exemples ? Une femme qui me consulte pour une bosse sur un sein… En France en vingt-quatre heures après deux téléphones, elle a vu le radiologue et le gynécologue et est rassurée… ou pas. Au Québec, il faut attendre un mois au mieux pour la mammographie, un ou deux mois pour le chirurgien… Bonjour le stress ! Je pourrais continuer, mais bon…. Si vous voulez connaître la vie d’un étudiant en France, vous pouvez lire Les Trois Médecins de votre collaborateur Martin Winckler ! Ça n’a pas pris une ride… Pour clore ma petite poussée d’urticaire, j’ajouterais que je suis venue ici par choix, par amour pour le Québec, et ça m’en a pris du courage pour ne pas jeter l’éponge, avec toutes les exigences du Collège. Mais je n’ai jamais eu honte de ma formation et elle vaut largement celle que reçoivent ici les résidents en médecine familiale. Alors merci de préciser les choses pour que vos lecteurs ne fassent pas nécessairement d’amalgames trop rapidement.

Dre Véronique Mallet, MD

Bonjour,

Je vous écris pour vous exprimer à quel point j’ai été enchantée de lire l’article du Dr Gladu sur l’abolition des AMP.

Il est temps que quelqu’un dénonce ces AMP comme un élément para- lysant de la première ligne! J’ai toujours cru que les généralistes, étant forcés de travailler en établissements en rai- son des AMP, désertaient par con- séquent les cabinets privés. Or, les soins de première ligne ne peuvent fonctionner sans ces cabinets! Quel soulagement de constater que le Dr Gladu, la FMSQ ainsi que la FMOQ soutiennent l’abolition des AMP. C’est un pas essentiel à l’amélioration des soins de santé au Québec.

Merci encore pour cet excellent article plein de bon sens!

Dre Claudine Hanna, MD

santeinc.com

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