La parole est à vous!

« Bonjour! Il me semble aussi que les fédérations et associations médicales du Québec font une tempête dans un verre d'eau. Il y a environ un an et demi ou deux, lorsque... »

Ma position sur la Loi 41

Bonjour,

J’ai lu récemment, avec grand intérêt, le dernier éditorial intitulé « Diviser pour mieux soigner ? », et je tiens à vous féliciter d’avoir abordé cette question sensible de façon aussi éloquente.

Il me semble aussi que les fédérations et associations médicales du Québec font une tempête dans un verre d’eau. Il y a environ un an et demi ou deux, lorsque j’ai entendu parler du projet de Loi 41, je me suis bien demandé quel était le problème. Lors de la dernière réunion annuelle de l’association de notre région, il m’a semblé que les dirigeants régionaux et provinciaux affichaient une position unilatérale, et j’étais assez mal placé (n’oeuvrant pas dans le domaine clinique depuis plusieurs années) pour leur demander d’exposer les deux côtés de la médaille, d’autant plus que je n’ai lu les explications du CMQ qu’ensuite. La position prônée par le Collège me semble, somme toute, assez balancée et respecte dans l’ensemble les principes de santé des populations, domaine que je connais un peu mieux puisque j’oeuvre en santé publique. Je verrais assez mal les médecins cliniciens se transformer en apothicaires, ce qui serait un malheureux recul vers le Moyen Âge; ce faux remède ne ferait que creuser le fossé entre les professions, tout en n’améliorant pas la santé du patient, qui est le peuple québécois.

Je vous prie de continuer votre excellent travail.

Cordialement,

Dr Réjean Dion, MD
Médecin-conseil en santé publique INSPQ

Bonjour,

 

Je vous remercie d’avoir publié mes quelques lignes.

J’observe que l’on ne sait pas toujours comment sont formés ses « collègues » !

En effet l’externat, l’internat et la résidence sont des étapes de la formation essentielles. En France, il y a eu longtemps des concours qui en réglaient l’accès dans les services hospitaliers.

Leur réussite a toujours été obligatoire, pas seulement aux États-Unis ou au Canada.

Je lis Santé inc. avec plaisir, et j’ai trouvé l’entretien du professeur Robert Gagné intéressant.

Je remarque pourtant une inexactitude : il n’y a pas tant de médecins en France, au point qu’il faudrait leur demander de répondre au téléphone et de travailler dans les ambulances!

En France, les médecins qui prennent des gardes d’urgence, doivent aussi assurer des gardes de régulation, où sont reçus les appels du 15 (l’équivalent du 911). Ce sont les permanenciers qui répondent aux appels, les urgentistes et les spécialistes pouvant le faire en second en fonction de la gravité des cas (et décider des moyens à mettre en oeuvre).

De même, dans les ambulances, il y a des urgentistes ou des spécialistes, si et seulement si la réponse à l’appel est faite par le Service d’aide médicale urgente (SAMU), en fonction de la gravité du cas.

Le SAMU est un service pré-hospitalier qui fonctionne comme les autres services de l’hôpital public.

C’est donc un raccourci d’affirmer que c’est l’excès de médecins qui est à l’origine de ce fonctionnement. (Pour l’anecdote, l’origine est plutôt sur les plages du débarquement avec surtout avec les armées des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et un peu de France.)

En France, il y a maintenant des « déserts médicaux » et l’on continue de fermer des lits.

C’est pourquoi l’Analyse du risque médical (ARM) demande aux médecins québécois qui le souhaitent de venir travailler en France. La situation des services d’urgence (j’ai été « urgentiste » un peu plus de 10 ans en France) est difficile; il y a beaucoup d’attente…et des chefs de service viennent de démissionner devant le manque d’effectifs et de moyens. L’administration est en négociation depuis des mois et des mois…Les services d’urgence reçoivent la foule des malades qui n’ont pas de médecins en plus des vraies urgences.

Cela ne rappelle-t-il pas d’autres pays ?

Le manque de médecins est important au point que, depuis 10 ans, le « numerus clausus » des études de médecine a été augmenté. Personnellement, j’ai rempli mon contrat en effectuant toutes mes années dans le pays qui m’a permis d’étudier.

Je pourrais aussi parler de la Norvège que je connais un peu pour y avoir travaillé.

Bien cordialement,

Dr Serge Thoméré, MD

santeinc.com

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