La parole est à vous

L’art de la médecine palliative, c’est de ne pas abandonner son patient souffrant, alors qu’on croit qu’il n’y aura plus aucune victoire contre la maladie principale. C’est...

COURRIER

Bonjour Madame L’Heureux,

Quel bon article encore une fois que ce dernier éditorial !
Parions que 99 % des médecins se sont reconnus dans la justesse de vos propos…

Le genre de message que l’on se répète à soi-même sans qu’il nous percute assez pour nous changer… mais qui nous frappe de plein fouet lorsqu’il est prononcé par un étranger.

Je ferai attention cet été !

Merci pour la thérapie gratuite offerte à tous vos lecteurs…

Dr Hugo Hébert
Médecin de famille

Opinion

Je suis un médecin résident en formation à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Dans moins d’un mois, je terminerai mes stages de formation en médecine familiale, ce qui me permettrait de pratiquer en tant qu’omnipraticien indépendant au Québec. Mon dernier stage, en cours, est en médecine palliative.

C’est avec grand regret que j’entends parler du nouveau projet de loi qui a été déposé à l’Assemblée nationale le vendredi 7 juin 2013. Il a pour objectif de légaliser l’aide médicale à mourir et d’en faciliter l’accès.

Occasionnellement, des patients avec des maladies graves sans traitement curatif disponible expriment leurs requêtes pour une aide médicale à mourir, alors qu’ils vivent une grande détresse et une souffrance aiguë sur une base quotidienne. Il arrive même que ces demandes soient répétées en présence de leur famille, alors que ceux-ci disent qu’ils « n’en peuvent plus ».

Ces requêtes expriment un appel « au secours » de la part d’individus qui ne trouvent plus la force de gérer leurs souffrances. Ces souffrances peuvent être physiques (par exemple : des douleurs chroniques occasionnées par un cancer); psychologiques, alors qu’ils font face à une perte d’autonomie accrue, et qu’ils essaient de « rester forts » pour leurs familles, qui vivent un deuil en les voyant dépérir; ou spirituelles, alors que l’imminence de la mort occasionne des doutes par rapport à ce qui les attend après.

Néanmoins, ces patients peuvent souvent être aidés. L’art de la médecine palliative, c’est de ne pas abandonner son patient souffrant, alors qu’on croit qu’il n’y aura plus aucune victoire contre la maladie principale. C’est accepter que le but de notre intervention en tant que médecin sera de prendre en considération les circonstances et symptômes qu’occasionne la maladie, et de les traiter alors qu’ils surviennent.

Grâce au fantastique exemple de celui qui fut mon mentor durant ce stage, j’ai vu des patients reprendre force et espoir avec des mots simples et puissants comme « je ne t’abandonnerai pas », prononcés par leur médecin.

Plutôt que d’être des bourreaux obligés par la maladie à mettre fin aux jours précieux que les patients peuvent encore vivre avec leur famille, nous sommes là pour les accompagner face à la « vallée de l’ombre de la mort ». La tradition de cet art, selon Hippocrate, est fondée sur le principe de base suivant : primum, non nocere (d’abord, ne pas nuire). Dans n’importe quel autre contexte, un patient qui exprimerait des désirs et des intentions suicidaires ne serait pas encouragé à passer à l’acte.

C’est l’une des raisons pour lesquelles je dénonce ce projet de loi, et que je vous encourage à y réfléchir, et à vous prononcer également contre cette démarche.

David Bacon
MDCM R2 en médecine familiale,
Université de Montréal

santeinc.com

La parole est à vous!

« Nous avons besoin de ce temps avec notre médecin pour ces rencontres. C’est la vie du patient qui se joue. Qui répondra à nos…»

Docteur Novateur

«Michael Roskies travaille dans le respect de ceux qui sont passés avant lui et cherche avec ferveur à s’améliorer pour ceux qui…»

Briser les murs de l’inconnu

«Il n’y a aucun client, sauf moi, mais la grand-mère qui tient le phare me fait signe d’entrer quand même. Elle me fera à manger même…»

De la poutine chez Trump

«Les restaurateurs ont trouvé leur rythme de croisière. C’est qu’il n’est pas évident de concevoir une carte québécoise susceptible de…»

Chaudrée de fruits de mer

« Avec l’ouverture de Riviera, j’espère apporter quelque chose de nouveau à Ottawa, voire devenir la pierre angulaire de la scène…»

Réalités vigneronnes

«Au cours de mes dernières années dans le monde du vin, j’ai rencontré beaucoup de gens qui rêvent d’acheter un lopin de vignes…»