Redoutez-vous la retraite, docteur ?

Les médecins de la précédente génération, qui arrivent aujourd’hui à l’âge de la retraite, sont souvent des personnes qui sont dédiées à 100 % à leur travail et qui, règle...

PENSE-BÊTE POUR UNE TRANSITION SANS DOULEUR

PAR GUY SABOURIN  

Les médecins prennent leur retraite sur le tard. Les omnipraticiens québécois le font en moyenne à 68 ans, les spécialistes, à 72 ans. Ces chiffres sont plus élevés que la moyenne générale du pays, où les hommes tirent leur révérence à 61 ans et les femmes, à 60 ans.

Pourquoi ceux et celles qui nous soignent s’éternisent-ils au travail? Pour différentes raisons bien identifiées dans la littérature scientifique, et par les médecins experts qui gravitent dans les organisations médicales.

La première est toute simple : « Ils ont le goût de travailler parce qu’ils aiment beaucoup leur travail, qui est intimement lié à ce qu’ils sont », indique la Dre Claude Johnson, intervenante au Programme d’aide pour les médecins du Québec (PAMQ). Les médecins ont puisé énergie, plaisir et raison de vivre à même leur travail. « Les médecins de la précédente génération, qui arrivent aujourd’hui à l’âge de la retraite, sont souvent des personnes qui sont dédiées à 100 % à leur travail et qui, règle générale, n’ont pas développé d’autres réseaux », illustre le président du Collège des médecins du Québec (CMQ), le Dr Charles Bernard.

Les médecins sont aussi attachés à leurs patients. Ils se nourrissent de la confiance, de la reconnaissance et de la gratitude que ces derniers leur témoignent.

Ils ont aussi l’impression d’être irremplaçables et ne veulent pas laisser de patients orphelins.retraite-sabourin-fig1

Leur statut d’envergure dans la société est aussi quelque chose qui contribue fortement à leur estime de soi. Ce statut les accompagne tout au long de leur carrière et a cours dans tous les pays. Comme l’a exprimé une radio-oncologue amie de Charles Bernard : « Tu passes de héros à zéro quand tu prends ta retraite ! » Pour survivre à cette rupture, le médecin doit accepter qu’il est plus qu’un médecin.

Les Drs François Goulet et Roger Ladouceur, du CMQ, signataires de l’article Le médecin et la retraite, rapportent aussi le fait que, puisqu’ils travaillent de longues heures (en moyenne 48 heures par semaine pour les omnipraticiens, et 55 pour les spécialistes), les médecins n’ont souvent développé aucun autre centre d’intérêt que leur métier, faute de temps.

« Le médecin a souvent l’impression que les journées seront longues et que l’ennui s’installera dans sa vie s’il ne travaille pas », écrivent-ils. Résultat : ils travaillent ! S’arrêter, c’est aussi avoir le temps de penser. Notamment à la mort, question plus présente à l’âge de la retraite. « Pour certains, cela sera une source d’anxiété, indique Claude Johson. Ils ont vu tout plein de collègues prendre leur retraite, tomber malades et mourir. Ils ont l’impression que, s’ils arrêtent de travailler, c’est ce scénario catastrophe qui les attend. »

« Les médecins sont tellement occupés au quotidien qu’ils repoussent la décision et même la réflexion sur cette période de leur vie », ajoute la Dre Micheline Héroux, intervenante au PAMQ. Elle rappelle que les médecins sont pour la plupart des travailleurs autonomes qui ne sont pas régis par des régimes de retraite en fonction de l’âge. Ils suivent donc la tendance actuelle, qui est de travailler plus longtemps, un phénomène intimement lié à l’extraordinaire longévité contemporaine.

ÉVITER LA SURPRISE

Le pire ennemi du médecin quand il veut se retirer, c’est d’y être contraint. Quand la maladie le rattrape, par exemple. Ou encore parce que la vieillesse a amoindri peu à peu ses capacités physiques et ses fonctions cognitives. Charles Bernard a vu des médecins devenir tristes et déprimés parce qu’ils ont dû s’arrêter brusquement.

Les pertes ou les déficits s’installent de façon tellement progressive qu’en prendre conscience ne va pas de soi. Les pertes cognitives sont particulièrement difficiles à repérer par l’individu lui-même. « Ce qui importe, au fond, c’est de demeurer éthique par rapport à soi-même parce qu’on a une responsabilité vis-à-vis des patients, indique Micheline Héroux. Les mots qu’on cherche, la mémoire qui vacille, la fatigue qui survient plus vite, ce sont de petits signes auxquels on doit être attentif. » Les médecins en exercice doivent aussi avoir un médecin qui les suit.

À 60 ans, il peut devenir difficile de maintenir le rythme et de garder ses habiletés intactes. De nouveaux médecins arrivent, occupent l’espace, bousculent les habitudes. Le médecin plus âgé se pose des questions : comment me voient-ils et me considèrent-ils? Assez subtilement, il rejoint les seniors…

« [Le médecin plus âgé] commence à réaliser que quelque chose se passe dans son univers professionnel, illustre Micheline Héroux. Il ne pense pas encore que c’est relié à l’âge, mais il est inquiet. Il peut même sentir que les gens autour de lui le surveillent. Pourtant, il se sent fonctionnel. »

La fin de carrière peut engendrer un malaise sournois, difficile à cerner.

Par exemple, un médecin peut ne pas vouloir abandonner ses patients tout en n’étant pas capable de trouver de la relève. Il se trouve ainsi pris dans les obligations déontologiques et médicolégales. En plus, il voudrait bien diminuer sa charge de travail parce qu’il se sent parfois au bord de l’épuisement professionnel, mais il ne le peut pas. Tout ça l’inquiète.

retraite-sabourin-fig2C’est pourquoi, dès qu’un médecin qui la consulte pour malaises ou inquiétudes est âgé d’environ 60 ans, Micheline Héroux lui demande toujours s’il a songé à ralentir ou à prendre une préretraite. « On l’amène à prendre conscience que quelque chose a changé. Le médecin arrive ensuite à sa propre conclusion : ça lui coûte peut-être plus cher de rester dans son pattern de travail que de faire un autre aménagement. »

Comme beaucoup d’autres travailleurs, certains médecins aimeraient quitter la profession en douceur. Par exemple en réduisant le nombre d’heures travaillées, en passant travail à temps complet au temps partiel.

Si les omnipraticiens arrivent généralement à faire une telle chose, c’est souvent mission impossible pour les spécialistes, surtout ceux qui travaillent dans des hôpitaux ou au sein de grands groupes. Les collègues refusent de les aider dans leur démarche parce qu’ils hériteront d’une tâche supplémentaire, celle dont veulent se lester les médecins vieillissants.

« La seule chose qu’on voit apparaître, depuis quelques années, c’est la diminution de la garde après 60 ans, indique Charles Bernard. Certains groupes l’acceptent maintenant. Mais quitter [tranquillement la médecine en diminuant sa tâche] à temps partiel serait pourtant idéal et certainement moins douloureux. »

UN COUP D’ÉPAULE POUR UNE TRANSITION EN DOUCEUR

Depuis 1990 et de façon indépendante des autres organisations médicales, le Programme d’aide aux médecins (PAMQ) vient en aide gratuitement à tout médecin qui éprouve de la difficulté sur le plan personnel ou professionnel.

Les intervenants du PAMQ sont eux-mêmes médecins et agissent comme accompagnateurs. Ils ne posent pas de diagnostic, ne font pas de traitement et ne suivent aucun plan. Ils orientent les médecins vers ce qui correspond davantage à leurs aptitudes et besoins du moment. Ils peuvent leur suggérer d’envisager de ralentir, de laisser tomber certaines activités professionnelles et d’en trouver d’autres, gratifiantes, hors du travail.

« Il n’y a pas de motif futile pour demander un entretien avec un médecin-conseil, indique Suzanne Desrosiers, directrice des communications du PAMQ. S’il est vrai que certains des médecins qui font une demande d’aide vivent une importante détresse morale, d’autres viennent s’entretenir avec un médecin-conseil pour faire le point, discuter d’une situation de façon préventive, ou avant de faire un choix professionnel ou personnel. »

La retraite, la difficulté de l’envisager, l’inquiétude qu’elle soulève et le fait de vieillir font partie de ces choses dont on peut parler avec les médecins accompagnateurs du PAMQ.

Comme ils ont tendance à nier leurs propres difficultés, à avoir un sens des responsabilités parfois excessif, à s’enfoncer dans le travail et à s’isoler, les médecins qui redoutent la retraite pourraient rater une belle occasion de trouver aide et soutien auprès des accompagnateurs du PAMQ.

Les médecins peuvent aussi consulter de façon proactive, avant même qu’un malaise s’installe, uniquement pour savoir et pour voir venir ce qui les attend. « Mais ce n’est pas encore répandu », déplore Claude Johnson.

DÉMARCHES CONCRÈTES À PRÉVOIR

Il faut le dire : quitter la profession de médecin n’est pas aussi simple que d’arrêter de conduire un taxi. Beaucoup de démarches sont à prévoir. C’est retraite-sabourin-fig3pourquoi Charles Bernard recommande aux médecins de s’y prendre cinq à six ans à l’avance. « Plus on est préparé, plus ça se passe en douceur », dit-il. Ce conseil, on le retrouve invariablement dans la bouche de tous ceux qui s’intéressent à la retraite des médecins.

Il faut tout d’abord informer le Collège des médecins de son intention de quitter la pratique, au moins 30 jours avant la date choisie.

Les patients aussi doivent en être informés. L’Association canadienne de protection médicale (ACPM) suggère de le faire avec un préavis aux patients au moins trois mois à l’avance ou davantage dans un contexte de pénurie. Le but, c’est que les patients puissent se trouver un autre médecin.

Comment le faire ? Par l’entremise d’une lettre personnelle, par l’affichage d’un avis bien en vue dans le bureau, par la mention de la nouvelle dans l’enregistrement du message téléphonique professionnel, par la publication d’un avis dans le journal local ou de vive voix auprès des patients. Ces moyens peuvent être combinés. La lettre doit mentionner la date prévue du départ et les instructions aux patients pour qu’ils obtiennent, au besoin, une copie de leur dossier ou qu’ils le fassent transférer à un autre médecin traitant.

Le médecin doit faire preuve de jugement professionnel, surtout pour que ses patients sous méthadone, par exemple, ou ses patients requérant des soins pointus ne se retrouvent devant rien. Il peut renouveler les ordonnances pour 24 mois dans certains cas. Il peut les informer de s’inscrire au GACO (guichet d’accès pour la clientèle orpheline), faute de leur avoir trouvé un médecin pour les suivre.

Comme le médecin a l’obligation professionnelle de suivi, il finira ce qui est commencé (radiographies, résultats de laboratoire, examens divers, etc.) ou s’assurera de passer le flambeau à un collègue qui recevra les résultats.

Le futur retraité doit également informer les spécialistes, les laboratoires, les cliniques spécialisées où il réfère ses patients et ses collègues du nom de son futur remplaçant et de l’endroit où ils pourront transmettre leurs rapports, le cas échéant.

Le médecin doit aussi dresser une liste des dossiers transférés, la maintenir à jour et la conserver au moins cinq ans après avoir cessé d’exercer. Elle comprend le nom des médecins chez qui sont désormais les dossiers de ses patients.

Le médecin doit se défaire des médicaments, des vaccins ou de tout produit biologique et des substances toxiques, volatiles et inflammables qui sont en sa possession dans les 30 jours suivants la fin de sa pratique.

Ses dossiers doivent être cédés et entreposés en lieu sûr. Si le médecin travaille en groupe, il se peut que ses dossiers ne changent pas d’emplacement et que ce soit ses collègues qui prennent la relève. Les choses se compliquent cependant pour un médecin exerçant en solo. Il peut trouver un autre médecin à qui céder les dossiers. Sinon, il doit les conserver et les rendre accessibles aux personnes concernées. Sinon, il doit trouver un cessionnaire. En cas de force majeure, le Collège des médecins peut prendre la charge des dossiers.

Selon le genre et l’endroit de pratique, on doit aussi prévenir le responsable de la clinique ou le conseil d’administration de l’établissement, au moins 60 jours à l’avance. Il faut aussi penser à l’assureur professionnel, à la FMOQ ou à la FMSQ pour demander un remboursement partiel de la cotisation.

Pour le détail de chacune des démarches à entreprendre, une visite sur la page Documents relatifs à la retraite d’un médecin du site internet du CMQ s’impose.

Une chose est certaine : ces démarches prennent du temps. Et l’arrêt ne signifie pas pour autant la cessation de toute activité. Charles Bernard rappelle qu’il a continué à recevoir toutes sortes de demandes durant toute l’année qui a suivi la fin de sa pratique, alors qu’il est devenu administrateur au Collège.

PLUS QUE LE SOLDE DU COMPTE EN BANQUE

Les médecins en fin de carrière ont une particularité : « Ils ne savent pas s’ils sont prêts ou non, financièrement, à prendre leur retraite ! », indique le planificateur financier Bernard Marin, conseiller principal en gestion de patrimoine chez Groupe Bernard Marin, qui a beaucoup de médecins de plus de 40 ans dans sa clientèle.

Ont-ils économisé assez d’argent ou pas ?

Sur ce point, ils sont comme tout le monde: certains l’ont fait, d’autres non.

De façon très générale, observe Bernard Marin, les médecins omnipraticiens peuvent trouver le moyen de continuer à travailler deux ou trois jours par semaine pour remédier à un manque d’argent. Pour les spécialistes, c’est plus difficile. Le temps partiel leur est moins accessible. Ils ont fait plus d’argent durant leur carrière, mais, la plupart du temps, ils ont maintenu un rythme de vie plus élevé. « Des fois, leur réveil est brutal », indique-t-il.

Charles Bernard a vu des spécialistes plutôt âgés qui auraient bien voulu se retirer, mais qui ont été forcés de travailler pour affronter les obligations financières. Claude Johnson a aussi vu beaucoup de médecins en consultation qui ont agi avec l’argent comme si la retraite ne devait jamais arriver.

La raison à cela est assez simple, indique Bernard Marin. Contrairement aux autres professionnels, qui doivent se chercher et se bâtir une clientèle, celle du médecin est instantanée et ne tarit pas. « De l’argent, il y en a tout le temps, et quand il n’y en aura plus, il y en aura d’autres, illustre le conseiller. Sauf quand ils arrêtent de pratiquer. » Quand l’argent rentre sans avoir à y penser, on ne développe pas le réflexe de planifier.

« Je n’ai pas vu un seul médecin avec un plan de retraite, ajoute Bernard Marin. Ils ne savent pas ce que c’est ; c’est comme si je leur parlais chinois. » Selon lui, il faut poser des gestes et aller vers les ressources pour bâtir ce plan. C’est cette démarche que les médecins ne font généralement pas.

Il ne suffit pas de consulter les chiffres de son compte en banque pour savoir si on peut financer sa retraite ou pas. Il faut avoir, au préalable, détaillé de façon très terre-à-terre ce que sera cette retraite en se posant les bonnes questions. C’est ça, un plan de retraite. Par exemple, demeurerons-nous où là nous sommes ou bien nous déménagerons-nous ? Resterons-nous propriétaires ou deviendrons-nous locataires ? Nous achèterons-nous une voiture moins chère ? Nous rapprocherons-nous de nos petits-enfants ? Quelles activités ferons-nous avec eux ? Quels seront nos loisirs ? Serons-nous inscrits à un centre de conditionnement physique ? Désirerons-nous étudier ? Aurons-nous besoin d’une résidence secondaire ? Allons-nous voyager et combien de fois par année ? Voudrons-nous encore boire d’excellents bourgognes ?

Atteindre ses objectifs peut obliger à couper dans les dépenses, à vivre dans plus petit, à troquer sa grosse voiture pour un véhicule plus modeste. « Les médecins ont généralement les moyens de vivre au rythme qu’ils veulent et peuvent le maintenir tant et aussi longtemps qu’ils travaillent, rappelle Bernard Marin. Mais après ? C’est là où il faut concentrer son énergie. Très peu l’ont fait. »

De combien de temps dispose-t-on pour rectifier ses finances si on a négligé de planifier sa retraite durant sa carrière ? « Nous ne partons jamais de zéro, indique Bernard Marin. Si bien que quand nous avons au moins cinq ans devant nous, ça permet de redresser la situation pour atteindre les objectifs. »

Les finances à la retraite recoupent aussi d’autres sphères. Par exemple, celle des assurances. Il est temps d’évaluer ses besoins, de revoir ses couvertures. C’est aussi l’occasion de mettre de l’ordre dans ses papiers et contrats, comme le testament, le contrat d’union de fait, la procuration ou le mandat d’inaptitude.

Sait-on, en plus, comment s’occuper de ses placements ou décaisser de l’argent ? Connaît-on les principaux produits financiers et d’épargne ? Peut-on continuer à générer des profits même si on puise désormais dans ses réserves ? Connaît-on les subtilités fiscales pour épargner sur l’impôt à payer par exemple en fractionnant le revenu de retraite ou en profitant des modalités de l’incorporation ?

Toutes ces questions ne font d’ordinaire pas partie des compétences du médecin. S’il décide de se faire aider, une première démarche incontournable s’impose : vérifier auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) que le conseiller, le gestionnaire ou l’expert en assurance retenu y est bel et bien inscrit. C’est l’ABC. L’inscription ne fait pas forcément le talent ; mais elle protège les clients en cas de fraude.

LE PLUS TÔT, LE MIEUX

Si les études, l’entrée dans la profession et le déroulement de la carrière des médecins ont été soigneusement organisés, la dernière étape mérite la même attention. À plus forte raison parce qu’ils ont de la difficulté à s’arrêter, parce qu’ils doivent s’acquitter de tâches administratives pouvant être lourdes et qu’ils ne connaissent pas toujours finement l’état de leurs finances. Rendus à ce point de leur vie, ils aspirent plus au repos qu’aux tracas.

Une sortie de carrière, ça se planifie et ça obéit aux mêmes règles qu’avec n’importe quel bobo : le plus tôt, le mieux !

POUR JOUIR DE SA RETRAITE

Dans l’étude de la psychiatre Mary Austrom, Predictors of life satisfaction in retired physicians and spouses, on apprend que pour être plus satisfait de sa retraite, il faut pouvoir jouir d’une bonne santé, être optimiste, avoir des loisirs, bouger, maintenir une vie sexuelle active et jouir d’une sécurité financière.

Selon une autre étude sur l’adaptation des médecins vieillissants, Medical masters : A pilot study of adaptative ageing in physicians, « bien vieillir» pour un médecin, ça se prépare. Par exemple, en ayant un regard critique sur les méfaits de l’âge sur la pratique, en modulant ses heures et ses champs de pratique, en élaborant un plan de retraite à long terme, en préparant une phase de transition, en cultivant tôt en carrière des objectifs médicaux, non médicaux et des relations significatives. Occupés somme ils le sont, les médecins ont délaissé les activités qui demandent du temps, de la continuité, de l’entraînement, comme photographier, jardiner ou dessiner. La Dre Denise Drolet, du PAMQ, l’a rappelé dans plusieurs numéros de Santé inc. « Ils arrivent à 60 ans sans s’être investis ailleurs et ne savent pas comment s’y prendre pour vivre autre chose. Ils sont fatigués et ont perdu de vue ce qui les stimulait autrefois, ne trouvent plus de sens à leur vie », écrit-elle. Autre façon de dire qu’il importe de préparer cette étape de la vie en se libérant du joug du travail à petites doses plutôt que de garder tout son temps libre pour la fin.

 

LES ATELIERS DU CMQ

S’il y a un atelier très couru depuis les dernières années au Collège des médecins, c’est celui sur la retraite. Il affiche déjà complet pour les six premiers mois de 2014 ! Autour de 800 médecins par année y assistent.

Planifier sa carrière et sa retraite à court, moyen et long terme consiste en une série de quatre ateliers interactifs, répartis sur deux jours, couvrant à peu près tout ce qui préoccupe un médecin au bord de la retraite : les aspects financiers, les assurances et les aspects juridiques, les aspects psychosociaux, les aspects réglementaires et déontologiques.

Ces ateliers sont conçus autant pour les omnipraticiens que pour les spécialistes. Pas moins de 85 % d’entre eux y viennent accompagnés de leur épouse ou époux.

sabouringuy@gmail.com

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