Pôle positif

Il y a nécessairement du positif dans notre profession, puisque les médecins continuent à travailler, et ce, plus longtemps que la moyenne...

QUAND TOUT DÉPEND DU CHOIX DES LUNETTES

PAR DRE DENISE DROLET, MD  

En ce pluvieux jour de printemps, je m’installe pour écrire ma chronique. Je prépare celle qui paraîtra dans le numéro d’été et, comme chaque année, je désire y aller avec de la légèreté, du positif; après tout, c’est les vacances ! Mais comment rester légère après avoir lu toutes les situations d’indignités que vous m’avez fait parvenir à la suite de mon texte sur ce sujet ? Comment rester positive quand une rumeur s’élève à propos du peu d’efficacité des médecins ? Comment rester légère quand nos recherches pour une relève jeune et dynamique n’aboutissent à rien ? Quand des patients orphelins sont malades ? Quand les médecins sont malades ? Comment, comment, comment ? Holà, on arrête ça! Il y a nécessairement du positif dans notre profession, puisque les médecins continuent à travailler, et ce, plus longtemps que la moyenne des travailleurs, tous milieux confondus. positif-drolet-f1 Des exemples d’indignités, il y en a des tonnes, et je pense qu’il faut en parler pour réagir et faire réagir. Par contre, il y a aussi tant d’exemples de belles expériences, de grandes réussites dans notre quotidien médical. Combien d’artères débloquées permettent à de multiples patients de reprendre une vie normale ? Et tous ces cancers qui reculent devant notre arsenal thérapeutique ? Sans compter les miracles que nos chirurgiens accomplissent chaque jour pour remettre sur pied un polytraumatisé, et combien d’autres. Et la multitude d’actes que chacun de nous pose au quotidien pour soulager les maux de toutes sortes, rendant nos patients plus confortables, quels que soient leur âge, leur maladie, leur souffrance ! Quant à notre fameuse efficacité, pourquoi laisser certains administrateurs, théoriciens et autres penseurs nous faire la morale ? Moi, je préfère écouter mes patients : « Cher docteur, je me compte chanceuse de vous avoir comme médecin. Merci pour tout ! Votre patiente reconnaissante. P.-S. Ça va déjà MIEUX ! » « Non, je ne crois pas aux miracles, plutôt au bon médecin qui permet à une mémé de reposer dans les bras de Morphée sans se faire secouer les épaules par une sorcière surnommée vieillesse… Merci, cher docteur, je vous apprécie beaucoup. » Régulièrement, nous recevons ces témoignages de patients satisfaits. Pourquoi ne pas les écouter plutôt que de s’arrêter à lire et à relire les critiques acerbes véhiculées par certains médias ? D’ailleurs, relater vos bons coups, vous réjouir des témoignages reconnaissants de votre clientèle et exprimer la satisfaction ressentie devant la conclusion souvent positive de vos techniques diagnostiques et thérapeutiques seraient les bienvenus. Si on présentait une image positive de la pratique à nos étudiants en médecine, ils seraient peut-être plus enclins à joindre nos rangs; du coup, ce serait encourageant pour la population de réaliser que nous aimons ce que nous faisons et cela constituerait une thérapie positive pour tous. En ce qui concerne notre relève, il me semble primordial de brosser au public un portrait plus positif de notre réalité à travers ces témoignages de reconnaissance de nos patients; parler de la variété de nos tâches, du plaisir que nous avons à les accomplir et de la satisfaction que nous en tirons plutôt que de nous entêter à ne retenir que les difficultés que nous rencontrons. Chaque métier, chaque profession comporte ses irritants. Quant à notre gouvernement, jamais nouveau ministre de la Santé n’aura tant fait parler de lui que celui-ci ! Bien sûr, son franc-parler ne laisse personne indifférent. N’oublions pas toutefois qu’il a réussi à bien représenter les membres de la Fédération des médecins spécialistes et obtenu pour eux des avantages indiscutables. Et s’il travaillait aussi bien au profit de la santé de la population ? S’il mettait autant d’énergie et d’enthousiasme à faire avancer le dossier de la santé qu’il l’a fait antérieurement pour ceux qu’il représentait ? Et si on lui laissait sa chance ? Quand je mets tout cela en pratique, quand je m’efforce de laisser de côté la fatigue et les frustrations, j’ai l’impression de réussir à imposer un virage à mon cerveau qui s’active alors en sens inverse, me permettant de voir tout ce qu’il y a de beau dans la médecine, dans la vie, dans la famille, dans la nature. Et vous ? Si on allait prendre l’air en sortant du bureau ? Si on s’attardait au beau ? Bon été !

Omnipraticienne en Montérégie. Personne-ressource au sein du Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ). Pour lui écrire : telordd@hotmail.com

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Fonds communs pour médecins

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