Médecine et religion

À vue de nez, il semble donc n’y avoir aucun problème de cohabitation de la science et du religieux dans les institutions québécoises de...

UN MARIAGE IMPOSSIBLE ?

PAR GUY SABOURIN  

Le Québec chrétien, c’est fini. La province est maintenant multiculturelle et multi-religieuse. Dans les corridors de certains hôpitaux, surtout à Montréal, les nationalités se côtoient comme à l’ONU. Patients aussi bien que médecins et autres professionnels de la santé portent des signes religieux distinctifs et sont croyants.

La palette des valeurs à cet égard est très étendue. Comment se vit la médecine, qui est affaire de science, en présence de la religion, affaire de croyances ? Peut-il y avoir cohabitation pacifique de ces deux univers ?

L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) s’opposait récemment à l’obligation de la Charte des valeurs, telle que préconisée par le Parti Québécois, de bannir les signes religieux chez les travailleurs du milieu de la santé, médecins inclus. Ses consultations auprès des membres ont révélé que 99 % des répondants n’éprouvaient aucun problème significatif avec des demandes d’accommodement religieux et que 100 % des répondants n’avaient aucune objection en ce qui a trait au port de signes religieux. À l’évidence, la religion des professionnels de la santé n’incommode pas les hôpitaux. Ce qui n’empêche pas l’AQESSS de se montrer favorable à l’établissement de balises claires à ce sujet, par exemple l’égalité entre les hommes et les femmes et le respect des droits d’autrui, sans toutefois passer par l’interdiction du port de signes religieux.

L’Association des étudiantes et étudiants en médecine de l’Université de Montréal (AÉÉMUM) abonde en ce sens. Les étudiants de cette faculté viennent de partout dans le monde, et bon nombre d’entre eux affichent clairement leur religion. Il peut y avoir des accommodements durant leurs études, par exemple, concernant leur présence ou non à un examen lors d’une fête religieuse. « La demande est traitée de la même manière qu’un accommodement pour maladie le jour d’un examen assure Louis-Philippe Thibault, étudiant de deuxième année et président de l’AÉÉMUM. Nous n’avons encore reçu aucune plainte concernant les actes ou les gestes qu’un étudiant doit poser dans le cadre de ses études de médecine. »

Au cours de la dernière année, quand le sujet de la Charte des valeurs était de toutes les discussions, le Collège des médecins du Québec (CMQ) a révisé l’ensemble des lettres et plaintes parvenues au syndic à ce sujet. « Au fil des décennies, il n’y a eu aucun signalement ni aucune plainte concernant la religion du médecin, ou encore visant ses obligations déontologiques », indique le Dr Charles Bernard, président du CMQ.

La FMOQ, quant à elle, n’a pu répertorier d’incidents où le port d’un signe religieux aurait pu, d’une façon ou d’une autre, nuire à la qualité des soins, et soutient même qu’il est difficile d’imaginer que pareil problème puisse survenir.

À vue de nez, il semble donc n’y avoir aucun problème de cohabitation de la science et du religieux dans les institutions québécoises de santé.

Pour les médecins, cela s’explique en partie parce que les articles 23 à 25 de leur Code de déontologie sont parfaitement clairs. Un médecin ne peut refuser d’examiner ou de traiter un patient en raison de sa religion. Si la religion du médecin l’empêche de fournir un service à son patient, il doit l’en informer, l’aviser des conséquences possibles de l’absence du service et l’aider à obtenir ce service auprès d’un autre membre de la profession. Le médecin doit s’abstenir d’intervenir dans les affaires personnelles de son patient qui ne relèvent pas strictement du domaine de la santé.

GÉRER LES DEMANDES DU PATIENT

Cela dit, un médecin religieux aussi bien que laïque peut ne pas faire tout ce que désire son patient. « Si l’état me demande de pratiquer l’euthanasie, je ne suis pas prêt à le faire et je trouverai beaucoup de collègues qui ne sont pas religieux et qui ne le feront pas davantage pour les mêmes raisons, indique le neurologue de confession juive orthodoxe Ronald Schondorf, de l’Hôpital général juif. Ce que je dois faire dans ce cas, c’est dire au patient : « Je ne peux pas ou je ne veux pas, ou encore, je n’ai pas les connaissances, mais je peux vous orienter vers les personnes qui peuvent vous aider. »

« S’il y a un problème auquel les médecins sont par contre confrontés, c’est celui de la religion du patient », ajoute Charles Bernard. Encore là, ça s’arrange. Il cite l’exemple de patientes musulmanes qui veulent être examinées par une obstétricienne durant leur grossesse.

« Quand arrive le moment d’accoucher, si c’est une femme qui est de garde, tant mieux, poursuit-il. Mais si c’est un homme et qu’il n’y a pas d’autre possibilité, le médecin offrira de donner le service en expliquant la situation et en offrant de vérifier s’il y a une femme de garde à l’hôpital voisin. Mais on ne peut avoir une femme de garde dans chaque hôpital du Québec pour ce type de besoin dans un contexte où les services sont limités. Les gens doivent aussi comprendre. »

De façon plus formelle, si le patient refuse un soin pour des motifs religieux, le médecin doit s’assurer du respect de toutes les conditions du refus libre et éclairé. Il doit vérifier et documenter la croyance religieuse et la capacité de refuser du patient, informe le CMQ. Même si le médecin éprouve un doute raisonnable concernant le refus, il ne peut effectuer le traitement que s’il y a urgence et espoir de sauver une vie. En l’absence de doute raisonnable, le médecin peut être poursuivi pour voies de fait.

Les dons d’organes et de tissus et les autopsies sont des domaines sensibles où doivent être considérées les croyances religieuses des patients et de leurs familles. Selon un document préparé par le Centre universitaire de santé McGill, La religion et le don d’organes et de tissus, il y aurait sept grandes religions recensées au Canada et 37 confessions. Si elles acceptent le don d’organes dans la majorité des cas, quelques confessions s’y opposent.

MÉDECIN, UN MÉTIER QUI SECOUE

Le médecin est continuellement confronté à maladie, à la souffrance, et parfois même à la mort des autres. Dur métier.

« La littérature confirme qu’il y a peu de soignants qui ne se sont pas remis en question par le travail qu’ils font, explique Guy Jobin, titulaire de la chaire Religion, spiritualité et santé à la Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Laval. Côtoyer la vulnérabilité, la souffrance, la fragilité et la mort nous remet toujours en question. Les médecins finissent par se poser les mêmes questions que se posent les patients : qu’est-ce que la vie, quel est son sens, la mort a-t-elle un sens, y a-t-il une vie après ? »

Est-il souhaitable, dans ce contexte, d’avoir des convictions religieuses, une spiritualité quelconque ou même des valeurs solides pour affronter ce quotidien parfois douloureux ?

« Les médecins essayent de trouver les bonnes réponses là où ils pensent pouvoir les trouver, poursuit Guy Jobin. Ça peut être dans les traditions religieuses ou dans d’autres formes de traditions. La vie spirituelle se vit de toutes sortes de façons. »

Selon lui, la prière, les rites religieux ou encore les diverses techniques de méditation sont des moyens parmi d’autres pour entrer en contact avec soi-même. Ils peuvent aussi avoir l’effet d’apaiser l’individu. Ce sont des méthodes qui donnent un sens à la vie ou qui aident à en trouver un dans les moments ou les situations de crise qui déstabilisent.

Il peut être particulièrement difficile de trouver un sens à la maladie, souvent absurde. « L’expérience spirituelle, dans le fond, c’est quand quelqu’un cherche un sens à ce qu’il vit ; s’il y arrive, tant mieux, ajoute Guy Jobin. Ça peut aussi consister à entrer en contact avec le divin, que ce soit Dieu ou peu importe le nom qu’on lui donne dans les différentes traditions religieuses, mais avec ce dieu qui pardonne. Et cela fait ressentir qu’au fond, on n’est pas seul. Cela peut faire du bien, mais ce n’est pas automatique. »

Selon lui, de plus en plus de médecins s’intéressent à l’intégration de la spiritualité dans les soins, pas nécessairement sur une base personnelle, mais professionnelle. Ils veulent être sensibles à ce volet de ce que vit le patient. Guy Jobin voit d’un bon œil ce souci qu’ont les médecins d’aller au-delà des simples paramètres biologiques de la personne. « Plusieurs études de qualité montrent que les patients ont l’impression d’être mieux traités, les soignants ont celle de faire un meilleur travail, pas juste un travail technique, mais un travail qui humanise tout le monde. »

C’est vers la fin des années 1970 que s’est peu à peu mis en place un modèle biopsychosocial de prise en charge de la maladie. Ce qui veut dire qu’on appelle les soignants à être attentifs pas seulement aux répercussions de la maladie sur le corps, mais aussi à la psyché des patients, à leurs valeurs, à leurs relations et leur vie quotidienne. « La question spirituelle est très présente dans les soins palliatifs, ajoute Guy Jobin. Les médecins en réalisent l’importance pour une plus grande qualité de soins et pour un meilleur contact avec les patients. » L’intégration du spirituel est aussi déjà bien ancrée en oncologie, en gériatrie et en pédiatrie. « On ne vise pas à refaire les hôpitaux pour qu’ils soient religieux, mais ça se fait surtout pour que les patients soient mieux servis », précise Guy Jobin.

En néphrologie, un homme dont la dialyse était moins efficace après beaucoup d’années a demandé si on pouvait interrompre définitivement son traitement. Il savait que, sans traitement, la mort était inévitable à très court terme. On lui expliqua qu’on pouvait le faire, que ce ne serait pas considéré comme une euthanasie, que personne ne serait poursuivi. Mais son angoisse ne tomba pas pour autant. Vu son agitation, le personnel eut le bon réflexe de le référer à un intervenant spirituel qui put dénouer la situation. L’homme finit par dire ce qui le taraudait: « Si j’arrête mon traitement, est-ce que le Bon Dieu va m’accueillir de l’autre bord ? » Aider à retrouver un certain apaisement après la résolution d’importants conflits intrapersonnels fait également partie des soins à dispenser.

« Des interventions productives en ce domaine exigent un degré élevé de maturité personnelle et spirituelle, écrit le Dr John Guilfoyle, un omnipraticien de la Colombie-Britannique, dans le Canadian Family Physician1. Pour l’atteindre, il faut que le médecin réfléchisse à son approche à l’endroit de la religion et à la dimension spirituelle de la santé. Une plus grande attention à ce chapitre dans la formation préclinique semble logique, de façon à ce que l’apprenant explore les dimensions éthiques de concert avec les autres domaines culturels pertinents. »

La formation universitaire actuelle tient justement compte de ce volet important. « À travers la formation médicale, on sensibilise l’étudiant en médecine à la diversité morale et au pluralisme des valeurs, mais il faut aussi absolument le conscientiser à ses propres valeurs, explique le Dr Antoine Payot, en charge de l’enseignement de l’éthique clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. L’étudiant doit reconnaître comment il identifie et utilise ses propres valeurs dans les processus relationnels et décisionnels qui sont en jeu. »

C’est devant des actes qui ne vont pas nécessairement de soi, comme l’avortement ou l’euthanasie, que les valeurs morales ou religieuses s’insinuent dans la pratique. Des médecins, qu’importe qu’ils soient religieux ou laïques, peuvent décider que ces actes vont à l’encontre de leurs valeurs et peuvent choisir de ne pas les pratiquer. Pourvu toutefois qu’ils dirigent leurs patients vers des services compétents.

« Ces zones grises sont les endroits où la sensibilité et les valeurs individuelles ou religieuses peuvent davantage entrer en considération, explique Antoine Payot. Un médecin peut trouver acceptable d’offrir des soins palliatifs alors qu’un autre décide qu’il faut plutôt continuer les soins curatifs. Cela peut créer des tensions dans les équipes et avec les familles. C’est toute cette dimension reliée à l’autoréflexivité qu’on explore avec l’étudiant médecin. On le fait cheminer dans les grands processus impliquant la vie et la mort pour le confronter à ses valeurs. On lui enseigne à évoluer dans sa pratique par rapport à cette réflexion. »

VIVRE SA FOI AU TRAVAIL

La foi peut se vivre de façon radicale ou modérée. Les valeurs des croyants plus radicaux pourraient toutefois entrer en conflit avec l’exercice de la médecine. Par exemple, une femme médecin qui ne voudrait avoir aucun contact physique avec des hommes, sa foi le lui interdisant, pourrait être un cas problématique. Selon le CMQ, ça ne s’est jamais vu encore.

Pour Ronald Schondorf, ce n’est pas de modération qu’il faut parler, mais plutôt d’éducation. « Une personne non éduquée ne sait pas exactement ce qui est permis ou pas et, dans le doute, elle dira toujours non. Il est beaucoup plus difficile de trouver le oui. Pour y parvenir, il faut certaines connaissances. »

Il cite l’exemple d’un patient, Témoin de Jéhovah, qui refusait une transfusion sanguine. Le Dr Schondorf lui a expliqué que le composé sanguin qu’on lui proposait n’était pas le sang de quelqu’un d’autre, mais qu’il était fait à partir d’un seul ingrédient du sang ayant subi beaucoup de transformations, si bien qu’il était abusif d’appeler encore cela du sang. Il a demandé à son patient l’autorisation d’appeler son chef spirituel pour lui expliquer la nature de la transfusion. Ce dernier a compris et l’a autorisée. « Nous avons trouvé une solution, se félicite Ronald Schondorf. Ce qui est très difficile pour des personnes menacées par leurs croyances. » Selon lui, il faut bien sûr respecter les limites d’une personne, obtenir son consentement, et, surtout, le faire de façon éclairée et dans le meilleur intérêt du patient.

« Ma foi m’aide à garder mon côté plus optimiste dans les moments les plus difficiles au quotidien et m’aide à maintenir le train de vie qu’on mène sur le plan professionnel », résume Kathy Malas, chef professionnel en orthophonie et audiologie à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal. Aucun principe religieux ne la prive d’accomplir tous les actes qu’exige sa profession. Même que, dit-elle, appliquer une dose de critique scientifique aux préceptes religieux ne peut que faire du bien.

L’homme se pose naturellement des questions, rappelle Ronald Schondorf. La science répond à certaines d’entre elles et la religion à d’autres. La science n’a pas réponse à tout ; la religion prend la relève pour un certain type de question où l’homme est encore « dans le noir ». Pour lui, chaque discipline a ses propres frontières, autre façon de dire que religion et science peuvent cohabiter en paix. « Juste de réaliser qu’il reste dans le monde des questions sans réponse, ça nous aide à ne pas nous torturer en cherchant des réponses qui ne sont pas trouvables, illustre-t-il. En ce sens, ma foi est très importante et m’influence de façon quotidienne, j’espère pour le mieux. »

Kathy Malas estime que la foi comme la science tirent leur légitimité de références solides. « Mon travail repose sur la recherche scientifique et ma foi sur des textes écrits. Dans les deux cas, il me faut des références valides. » Elle rencontre, dit-elle, des croyants qui se mettent des limites non fondées les empêchant de s’intégrer dans la société. « Ces croyants pourraient aller beaucoup plus loin et s’intégrer beaucoup plus dans leur travail s’ils étaient mieux informés», ajoute-t-elle.

Selon elle, comparable au yoga ou à la méditation, la spiritualité, peu importe de quelle nature elle est, aide à traverser les journées éprouvantes. « S’arrêter pour prier ou méditer, trois fois par jour, permet de revenir à soi et de se concentrer sur autre chose que le rythme trépidant. »

 

DES ACCOMMODEMENTS, IL Y EN A

« Les accommodements raisonnables, je les ai vécus au quotidien toute ma vie, indique Ronald Schondorf. C’est moi qui travaille à Noël pour accommoder les neurologues non juifs. C’est moi qui travaille les dimanches et aux autres fêtes. Si je veux être accommodé lors des fêtes religieuses juives ou le jour du sabbat, je dois accommoder les autres et je peux même donner plus que je reçois. »

Il libère ses résidents musulmans à la tombée du jour pour qu’ils mangent une croûte lors du Ramadan. Il leur permet d’aller à la mosquée le vendredi. « C’est clair que s’il y avait une urgence, ils n’iraient pas. On peut avoir une pratique religieuse et garder son gros bon sens en même temps ! »

« Peu importe la religion, dans un métier comme la médecine, il y a un esprit de corps qui fait que les gens s’entraident, explique Charles Bernard. Si un médecin ne peut donner un service parce que ce n’est pas de sa compétence ou pour des motifs religieux, qu’est-ce qu’il fait ? Il se tourne vers un collègue. »

Cela dit, un obstétricien catholique qui refuserait de donner des contraceptifs oraux parce qu’il est croyant, ce serait un problème. « Si vous êtes contre les avortements, ne devenez pas obstétricien, lance Ronald Schondorf. Ce ne sont jamais les patients qui doivent accommoder le médecin. C’est le contraire. »

RÉFÉRENCE 
1 John Guilfoyle et Natalie St Pierre-Hansen. La religion dans les soins primaires : parlons-en. Canadian Family Physician, March 2012 vol. 58 no. 3 e125-e127

L’ALTRUISME PAR LA MÉDECINE

Selon Guy Jobin, beaucoup de médecins choisissent leur profession au nom de valeurs comme la compassion et l’altruisme. Certains puisent ces valeurs dans leurs croyances religieuses, d’autres dans leurs convictions personnelles ou même dans divers courants spirituels.

« Si quelqu’un trouve dans sa tradition religieuse une motivation à mettre ses talents au service des autres à travers une profession médicale, tant mieux, lance-t-il. Beaucoup de personnes se réclament aujourd’hui d’une spiritualité laïque et voient dans le service du prochain une manière de se réaliser. Encore tant mieux ! Cela veut dire qu’il y a des chances que ce soient des gens attentifs aux autres et qui ne sont pas là uniquement pour des questions d’argent, de prestige social ou de notoriété. »

Le christianisme n’a pas le monopole de l’altruisme, pas plus que les courants religieux n’ont l’exclusivité des valeurs humanitaires. Le Dr Normand Bethune, pneumologue et chirurgien thoracique, s’est illustré par l’organisation d’une unité mobile de transfusions sanguines sur la ligne de front durant la guerre civile espagnole et a organisé des antennes mobiles de chirurgie en Chine dans des conditions de guérilla dans les années 1930. « Il n’était pas un croyant », précise Guy Jobin. Or, visiblement, il croyait en l’humain.

 

DEUX APPROCHES

Vient de paraître un petit ouvrage sous forme de dialogue entre une psychiatre, – Odette Bernazzani, et un théologien, Benoît Lacroix – qui s’intitule : Santé mentale santé spirituelle, dialogue entre une psychiatre et un théologien.

La psychiatre analyse d’abord 25 cas cliniques inspirés de situations réelles avec ses outils professionnels : médication, psychothérapie, écoute, mise en contexte du passé dans l’histoire présente, selon les cas. Le théologien commente ensuite chaque portrait à partir d’un regard humain et spirituel inspiré du christianisme. Chacun veut dénouer les conflits en faisant preuve de la plus grande com­ préhension.

Dans le dialogue qu’entretiennent les deux professionnels disposant chacun d’outils différents, le lecteur découvre un souffle humaniste qui transcende la médecine et la religion : le désir profond de la femme de science et de l’homme de foi d’aider à sa mesure l’être dans sa souffrance, en quête de sens et de soulagement.

 

sabouringuy@gmail.com

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