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« On oublie souvent de mentionner l’autre côté de la médaille : le privé est basé sur l’entrepreneuriat et l’entrepreneur porte sur ses...»

SYSTÈME PUBLIC : UNE QUESTION D’IDÉOLOGIE ?

drday-landry

Dans la foulée du texte du Dr Simon-Pierre Landry, intitulé Une question d’argent , on se met d’accord pour affirmer que le statu quo en santé n’est pas viable au Québec. Pendant trente ans, de multiples gouvernements et réformes ont tenté de secouer le système public et universel de santé. Hier, le problème était les fonctionnaires, aujourd’hui, ce sont les médecins.

Ainsi, mon point de vue et celui du Dr Landry divergent, son analyse du privé reposant sur des conceptions que je considère comme idéologiques plutôt que réelles. Comment se fait-il que la plupart des pays de ce monde possèdent un système de santé mixte, privé et public ? Ont-ils tous tort ? En affirmant haut et fort que le système public est une question de valeurs, que cette raison justifie la négation de tout autre système concurrentiel ou différent par son financement, on glisse sur la pente abrupte du jugement idéologique.

Dans les nombreux textes que j’ai eu le plaisir de lire sur l’apport du privé en santé, on mentionne souvent ces éléments : on se sert de l’épouvantail américain comme modèle de comparaison, on choisit certaines études de pays scandinaves (qui ont un concept social-démocrate de responsabilisation et d’usager payeur bien différent du nôtre) et on n’associe au profit un enrichissement que personnel, ce profit ne pouvant pas servir à être redistribué pour l’amélioration même du service à la clientèle (système de concurrence et de perfectionnement).

On oublie souvent de mentionner l’autre côté de la médaille : le privé est basé sur l’entrepreneuriat et l’entrepreneur porte sur ses épaules de lourds coûts, des responsabilités importantes envers son personnel et ses clients. Pour ma clinique, je dois fournir de nombreux efforts pour me démarquer et être plus que disponible pour ma clientèle. Dans le réseau public, les médecins n’ont ils pas une clientèle fournie sur un plateau d’argent par rapport à d’autres professionnels, tout en obtenant de gênantes primes négociées par leurs syndicats ?

Si les soins ne doivent pas suivre le portefeuille du client, alors est-il plus logique qu’ils suivent le portefeuille de certains médecins ? J’invite mes collègues à venir voir mes installations, à discuter avec mon personnel et mes patients. Il en ressortira que, malgré le fait qu’ils paient leur impôt, certains patients ne peuvent pas parler à leur médecin plus de dix minutes ou même le voir, leur clinique n’offre pas toujours de disponibilités la fin de semaine, souvent aucune personne ne les rappelle pour leur donner un résultat de radiologie ou de laboratoire, car c’est jugé normal.

Savez-vous que les médecins désaffiliés peuvent gagner moins que dans le système public et que la plupart des médecins au privé que je connais n’ont pas axé leur décision sur des motifs pécuniaires, mais sur une qualité de relation patient médecin ?

Je crois sincèrement que le système public universel, dans sa forme actuelle où la demande n’a aucune limite et où l’offre est limitée, n’est pas viable. Examiner les formes de collaboration du privé en santé (tiers payeur, assurances, déductions fiscales ou montant alloué) est nécessaire et balayer ce débat par principe idéologique est une erreur. À moins d’envisager à nouveau le ticket modérateur ? Est-ce plus juste ou plus équitable ? Le débat doit être lancé.

Jean-François Caron, M.D., copropriétaire Clinique médicale privée Humani Rosemère

santeinc.com

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