Chéri, j’ai automatisé les placements

«Mais quelle est l’incidence réelle de ces technologies financières, dans le secteur des services financiers, sur l’ensemble des... ?»

CARL DUBEAU, pl. fin. 

Lorsque vous payez votre café au moyen d’une application sur votre téléphone intelligent, vous interagissez avec une technologie financière, aussi appelée fintech, un terme anglais du jargon financier. De la même manière, lorsque vous voyez une publicité vantant les mérites de la gestion automatisée des placements, vous êtes témoin de l’évolution des technologies financières.

Mais quelle est l’incidence réelle de ces technologies financières, dans le secteur des services financiers, sur l’ensemble des investisseurs ? D’un côté, la fintech vient proposer de nouvelles solutions automatisées et de nouvelles façons de traiter avec les institutions financières. L’investisseur peut, dans certains cas, profiter d’une réduction de frais. D’un autre côté, la nouveauté ou le changement peut semer la confusion et le doute dans son esprit. En fait, lorsqu’il s’agit d’évaluer les technologies financières, il est essentiel de soupeser les avantages de l’automatisation, comme les économies de coûts, par rapport à la valeur ajoutée que représente une équipe de professionnels de la planification financière.

Notions fondamentales sur les fintech

Les technologies financières touchent tous les aspects de la finance : les placements, l’assurance, le dépôt, le crédit, le sociofinancement, la gestion financière personnelle, le commerce électronique et la cryptomonnaie, comme le bitcoin.

Lorsque les gens discutent de fintech, ils font souvent référence à des perturbateurs et à des facilitateurs. Par exemple, le bitcoin est surtout vu comme un élément perturbateur, car il remplace plusieurs intermédiaires dans l’écosystème actuel du paiement en ligne. Quant aux facilitateurs, ils aident les institutions financières existantes en les rendant plus efficaces et sécuritaires. Par exemple, une entreprise de logiciels aide les entreprises traditionnelles à faire le pont entre elles et leurs clients pour ce qui est de l’expérience numérique de ces derniers. Bon nombre de technologies financières se trouvent à mi-chemin entre l’élément perturbateur et l’élément facilitateur : elles enlèvent une part de marché à certaines entreprises, mais créent des occasions pour d’autres.

Tendances : réduction des coûts, transparence et niveaux de services

Tout comme les médicaments peuvent entraîner des gains d’efficacité en réduisant le nombre de visites chez le médecin ou d’interventions chirurgicales, les technologies financières ont permis de réduire l’intervention humaine nécessaire à la gestion de l’argent. Depuis des années, les conseillers financiers utilisent des logiciels de planification qui génèrent des recommandations sur la répartition de l’actif à l’aide des données du client. Ces logiciels intègrent l’information dans une formule, ce qui fait épargner du temps. Le conseiller financier ajoute de la valeur aux recommandations en posant des questions ciblées, en coordonnant les actifs au sein d’une même famille, en proposant des stratégies et en offrant un soutien continu. Par conséquent, même si les services offerts par le conseiller sont en partie automatisés, l’élément humain et les avantages d’une relation à long terme existent toujours et ne sont pas exempts de frais.

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Grâce aux interfaces conviviales et intuitives, les solutions de conseils en placement en ligne se sont multipliées, bien qu’elles représentent encore une faible part de marché aux États-Unis et au Canada. C’est le « conseiller automatisé » (aussi appelé « robot-conseiller ») qui recueille les données du client et, selon un algorithme, recommande ensuite un portefeuille de placement. Les actifs sont investis dans des « portefeuilles modèles » qui visent à assurer un juste équilibre du risque et du rendement en fonction des objectifs du client. Comme le robot-conseiller permet généralement d’obtenir rapidement en ligne du soutien d’une vraie personne, cette option est évidemment plus coûteuse qu’un service de courtage à escompte dont les frais sont facturés à la transaction et qui offre peu ou pas de soutien humain.

Si la technologie a commencé à faire concurrence aux conseillers financiers humains, elle a aussi fait des percées dans les produits de placement. Par exemple, les fonds communs de placement ont toujours été gérés par des équipes hautement qualifiées formées d’analystes et de gestionnaires de portefeuille qui effectuent des analyses complexes et chronophages. Au fil du temps, certains gestionnaires de fonds ont adopté une approche davantage axée sur la technologie qu’on appelle l’investissement quantitatif. Cette approche fait appel à des modèles informatiques complexes pour améliorer – et parfois remplacer – le processus d’analyse traditionnel, ce qui entraîne bien souvent la réduction attendue des coûts associée aux progrès technologiques.

Maintenant que la technologie commence à s’imposer dans le monde de la planification financière et des produits de placement, l’industrie doit composer avec la pression que génère la demande de réduction des frais. Parallèlement, la technologie a amené une gradation des services : aucun conseil (courtage à escompte), conseils limités (robot-conseiller) et, enfin, une vaste gamme de services-conseils complets. Certains clients vont se tourner vers les options peu coûteuses, comme le courtage à escompte, et assumer les risques associés aux placements. D’autres vont plutôt chercher à obtenir des conseils en placement ou des services à honoraires, options qui leur offriront une planification et une gestion personnalisée de leur actif.

Comme on le disait précédemment, les technologies financières peuvent faire économiser de l’argent (et potentiellement du temps) aux médecins. Les conseillers automatisés permettent aux clients d’épargner un certain montant en frais, mais, selon l’option choisie, ils ne leur offrent pas toujours la possibilité de poser des questions complexes à quelqu’un qui connaît leur situation. On prévoit tout de même une croissance du segment des robots-conseillers. Quant aux services complets, qui permettent de bénéficier d’une approche de planification globale axée sur la relation client-conseiller, je m’attends aussi à ce qu’ils s’épanouissent en raison de leur valeur ajoutée… à condition de ne pas entraîner de coûts excessifs.

Simplicité et expertise

Selon notre expérience, les médecins ont en haute estime la simplicité et le soutien d’une équipe d’experts. Plus que jamais, les médecins doivent composer avec un horaire quotidien très chargé et avec les réalités d’une profession requérant un effort intellectuel soutenu. C’est pourquoi, dans bien des cas, ils choisissent de se tourner vers un conseiller humain. Avec « seulement » 24 heures dans une journée, déléguer certaines tâches peut s’avérer judicieux.

Les médecins qui ont l’impression que les économies liées à l’utilisation de services automatisés en valent la peine devront bien sûr s’informer davantage sur le sujet. Ces services n’en sont qu’à leurs débuts, alors ils sont appelés à être étoffés, et ils évolueront à mesure que l’intelligence artificielle gagnera du terrain. Les personnes qui seraient tentées par les robots-conseillers devraient évaluer les fournisseurs selon les options de placement qu’ils offrent (placements à gestion active ou fonds négociés en Bourse basés sur le marché), leur réputation en matière de services, leur nombre d’années en affaires ainsi que les frais qu’ils facturent. Pour les médecins qui souhaitent gérer entièrement ou en partie leur portefeuille sans intervention d’un conseiller attitré, un compte de courtage à escompte pourrait s’avérer une meilleure solution.

Les fintech vous offrent désormais toute une gamme d’options pour répondre à vos besoins. Si vous prenez le temps de bien évaluer ce qu’il vous faut, vous serez en mesure de choisir l’approche qui vous convient le mieux.

 

Gestion financière MD propose une offre diversifiée de services de placement et de conseil à plus de 100 000 médecins et membres de leur famille partout au Canada. Gestion financière MD offre des produits et services financiers, la famille de fonds MD et des services-conseils en placement par l’entremise du groupe de sociétés MD. Pour obtenir une liste détaillée de ces sociétés, veuillez consulter son site à l’adresse md.amc.ca.

 

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Carl Dubeau est vice-président régional à Québec chez Gestion MD Ltée

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