Que vous réserve 2018 ?

«Une tendance se dessine de plus en plus clairement : la croissance économique mondiale est maintenant beaucoup plus synchronisée...»

PATRICK ERCOLANO, CFA, MBA  

Pays émergents, Europe, Asie… Les événements mondiaux ont une influence sur les marchés boursiers. L’année 2017 a été fertile en nouvelles et en rebondissements de toutes sortes : l’arrivée en poste d’un nouveau président des États-Unis non conformiste, les « fausses nouvelles », les tensions avec la Corée du Nord, la renégociation plutôt houleuse de l’ALENA et la poursuite de la montée du protectionnisme américain. Heureusement pour les marchés, ces mauvaises nouvelles ont été compensées par l’élection d’un nouveau président promondialisation en France et la réélection d’Angela Merkel en Allemagne, une sorte d’antidote au Brexit, dont le long processus de négociation devrait arriver à terme en 2019.

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2018 : croissance mondiale et marchés boursiers

Une tendance se dessine de plus en plus clairement : la croissance économique mondiale est maintenant beaucoup plus synchronisée entre les régions et les secteurs d’activité. Au début de l’année 2017, les États-Unis et la Chine servaient encore de locomotives. Par ailleurs, l’Europe reprend de la vigueur après une longue période de volatilité, au moment même où les pays émergents connaissent une croissance économique plus robuste. Selon le Fonds monétaire international, les économies émergentes et en développement représentent aujourd’hui près de 80 % de la croissance mondiale, soit près du double de leur part d’il y a 20 ans. Cette croissance synchronisée stimule la performance des marchés boursiers mondiaux, une tendance qui devrait se poursuivre en 2018. Si les prévisions se concrétisent et que l’inflation demeure faible et les hausses de taux restent modérées, les obligations devraient quant à elles procurer des rendements relativement bas.

Des taux d’intérêt à la hausse

Dans la foulée de la crise financière mondiale de 2007-2008, les banques centrales ont mis en place des mesures d’urgence et abaissé substantiellement les taux d’intérêt dans presque tous les pays. Au terme d’une réunion tenue l’été dernier, les banquiers centraux ont clairement indiqué que les taux extrêmement bas et autres mesures dites d’« assouplissement quantitatif » favorisant la liquidité des marchés n’avaient plus leur raison d’être. L’heure est maintenant à l’application d’une stratégie pour ramener les taux à la normale, sans faire obstacle à la croissance économique. Le redressement des taux d’intérêt a été amorcé, comme en témoignent les deux hausses ici au Canada en 2017, ce qui confirme une reprise économique sur des bases solides. Rectification de la politique monétaire et communications claires seront les mots d’ordre pour 2018.

Garder le cap sur les fondamentaux

Nos analyses s’appuient sur ce qui est quantifiable, sur ce qui peut faire fluctuer le cours des actions sur une période de 12 mois plutôt que sur quelques semaines. Selon nos conclusions, les bouleversements de 2017 mentionnés ci-dessus n’auront pas de répercussions à long terme sur les marchés financiers. Le cas de la Corée du Nord, l’été dernier, l’illustre bien : la bourse a considérablement baissé, mais dès septembre, elle repartait à la hausse. Évidemment, la reprise pourrait se faire attendre un peu plus longtemps si un conflit nucléaire devait éclater avec les États-Unis. Mais quels que soient les événements imprévisibles qui risquent de les faire dérailler, les marchés ont plutôt tendance à s’établir à des niveaux dictés par les bases économiques, aussi appelées « fondamentaux », sur une période de 12 mois.

C’est donc dire que lorsque l’économie va bien, que les entreprises affichent un bon bilan, que les profits augmentent, que les taux d’intérêt montent (mais pas trop), bref, si les bases économiques sont adéquates, les cours boursiers reviennent à la normale en quelques semaines ou en quelques mois. Nous avons pu le constater en 2017 et nous croyons que cette tendance se poursuivra en 2018.

À long terme, même dans les périodes économiques plus difficiles, les actions ont toujours mieux fait que les obligations. Même si les actions sont généralement plus volatiles à court terme, plus de 85 % du temps, elles constituent la meilleure option par rapport aux titres à revenu fixe. Bien entendu, la situation personnelle de l’investisseur et son étape de vie doivent aussi être prises en compte dans l’équation.

Trois conseils pour investir à long terme et composer avec la volatilité des marchés boursiers

  1. Se fixer des objectifs clairs et penser à long terme. La majorité du temps, les actions procurent au fil du temps de bons rendements, supérieurs à ceux des titres à revenu fixe. Il faut éviter de prendre des décisions improvisées et de se laisser distraire par les nouvelles de toutes sortes.
  2. Analyser minutieusement les données fondamentales, au moyen de recherches quantitatives et qualitatives. Si le bilan financier (profits, dettes, secteur d’activité, etc.) d’une entreprise est bon, les rendements suivront.
  3. Diversifier ses placements. Comme dans toute chose, mieux vaut éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier. La diversification peut se faire par secteur, par région et par pays, entre autres.

 

Gestion financière MD offre des produits et services financiers, la famille de fonds MD et des services-conseils en placement par l’entremise du groupe de sociétés MD. Pour obtenir une liste détaillée de ces sociétés, veuillez consulter son site à l’adresse md.amc.ca.

 

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