Survivre à la génération Y

Comme toutes les autres professions, la médecine au Québec est en phase de mutation irréversible : la cohorte de jeunes qui arrivent sur le marché est caractérisée par...

La lutte intergénérationnelle est-elle terminée ?

PAR PAUL THERRIEN ET DELPHINE NAUM

Comme toutes les autres professions, la médecine au Québec est en phase de mutation irréversible : la cohorte de jeunes qui arrivent sur le marché est caractérisée par des valeurs en contraste avec celles des plus âgés. L’influence, positive ou non, de ces jeunes médecins sur l’évolution de la profession dépendra de la capacité des médecins plus âgés à s’adapter à eux et à solidifier les liens entre leurs aspirations communes… et inversement!

QUELQUES CHIFFRES

Selon les statistiques du tableau des membres du Collège des médecins, au 31 décembre 2011, le Québec comptait 20 969 médecins, soit un gain net de 505 par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la plus grande augmentation du nombre de nouveaux médecins en 16 ans. Au total, le nombre de médecins actifs marque un record historique. Il y a présentement quatre générations de médecins qui se côtoient dans la population active, et c’est du jamais vu : les Y (1982-2000), les X (1965-1981), les boomeurs (1946-1964) et les vétérans (1925-1945). Avec la progression de l’espérance de vie et l’allongement de la vie active, il ne sera pas inconcevable de voir cinq générations de médecins travailler ensemble, d’ici peu. Malgré cette injection de « sang neuf », l’âge moyen des médecins a légèrement augmenté, passant de 52,7 ans en 2010, à 52,8 ans en 2011, une tendance qui devrait être renversée au cours des prochaines années. Présentement, la proportion hommes-femmes chez les médecins inscrits au tableau est respectivement de 59,6 % et de 40,4 %. Or, la proportion de femmes et d’hommes chez les étudiants en médecine est respectivement de 63,1 % et de 36,9 %. D’ici dix ans, la profession médicale sera donc majoritairement féminine. Malgré le nombre important de départs à la retraite attendus au cours des prochaines années, le nombre d’étudiants en médecine est suffisant pour assurer une croissance stable des effectifs. Encore faudrait-il qu’un plus grand nombre choisisse la pratique de la médecine familiale, spécialité où les besoins sont les plus criants. Selon les sondages, étant donné les attentes et les valeurs des jeunes concernant la rémunération, la qualité de vie et la conciliation travail-famille, rien n’assure qu’ils manifesteront un engouement soudain pour la médecine familiale, du moins pas dans sa forme actuelle…

FÉMINISATION, COMMUNICATION ET TECHNOLOGIES

« Il est certain que l’on pourrait dresser des généralisations stéréotypées concernant les relations intergénérationnelles, mais cela ferait abstraction de ce qui est positif dans leurs échanges », souligne d’emblée la Dre Ruth Vander Stelt, présidente de l’Association médicale du Québec (AMQ). Même s’il est tentant, en théorie, de ne voir que les points de vue extrêmes, la Dre Vander Stelt indique que, sur le terrain, « les générations plus âgées sont bien en mesure de voir tous les avantages de la nouvelle génération et le contraire est vrai également. Je constate beaucoup de complémentarité entre elles. » Par exemple, la féminisation de la profession (qui va de pair avec l’arrivée des nouvelles générations) aura permis des changements sur le plan organisationnel, comme celui d’influencer le déplacement des rencontres entre médecins en journée plutôt qu’en soirée, ainsi que de souder entre eux les membres des équipes, formant ainsi un ensemble plus harmonieux. Il s’agit d’un aspect positif qui « contrebalance le fait que les femmes travaillent de deux à trois heures de moins par semaine et le fait qu’elles prennent quelques minutes de plus par patient », affirme la Dre Vander Stelt. En ce qui concerne les connaissances en nouvelles technologies, la contribution des jeunes est inestimable. En contrepartie, le mentorat et l’expérience clinique que les plus âgés partagent avec les plus jeunes le sont tout autant. « L’essentiel, rappelle-t-elle, c’est de comprendre la réalité vécue par les collègues, peu importe l’âge, le sexe et la spécialité, afin de mieux partager les bénéfices complémentaires. Pour contribuer à établir des ponts entre les membres de l’effectif médical, l’AMQ est en train de mettre sur pied l’Institut de gestion médicale, un programme d’éducation accrédité donnant aux médecins de tous âges des techniques ”pour relever les défis de la profession”. » Très « pratico-pratique », le programme a pour objectifs d’encourager les médecins à mieux se connaître eux-mêmes et à être en mesure de gérer efficacement leurs relations. L’organisation tente de rapprocher les générations et de mettre en valeur les forces de chacune d’entre elles : « L’AMQ est le seul organisme au Québec en mesure de regrouper les étudiants, les résidents et les spécialistes de tous les domaines, et ce, dans les deux langues, souligne la Dre Vander Stelt. Nous tenons des déjeuners-causeries plusieurs fois par année, où un groupe de 25 étudiants est invité à rencontrer un spécialiste pour simplement mieux comprendre sa réalité. » Au final, la présidente de l’AMQ croit fermement que les jeunes doivent s’impliquer dans leur milieu, dans leur association et dans les fédérations, sinon, ils seront tôt ou tard représentés par les médecins plus âgés qu’eux, qui, étant d’une autre génération, ont un point de vue différent. Hélas, il y a des carences au niveau décisionnel, où les jeunes sont sous-représentés, constate Dre Vander Stelt : « Ils ont besoin d’être assis autour des tables décisionnelles et les [médecins] plus âgés devront leur faire une place. »

LA CAROTTE AU LIEU DU BÂTON

Le Dr Louis Godin, président de la FMOQ, constate la persistance de certains conflits de valeurs entre les générations. « Si les plus jeunes travaillaient plus, s’ils acceptaient d’avoir plus de lourdes tâches de travail, ça pourrait alléger mon temps », disent les plus âgés. En contrepartie, les jeunes affirment vouloir pratiquer la médecine autrement que les générations précédentes, et ce, pour différentes raisons. Prendre en compte cette nouvelle donne — qui n’est pas propre à la profession médicale, souligne le Dr Godin — impliquerait que l’on modifie l’organisation du travail. Or, une différence de tâches entre les générations pèse lourd dans la balance en ce moment: le régime des PREM et des AMP, des obligations qui laissent un goût amer aux jeunes médecins de famille, concède le président de la FMOQ: « Il n’en demeure pas moins que l’on ne peut pas demander aux médecins qui ont 50 ou 60 ans de faire des gardes au même rythme [que peuvent le faire les jeunes], c’est une question de capacité physique. » Le Dr Godin aspire à changer néanmoins ce régime et à éliminer le recours aux mesures coercitives dans notre système de santé. « Nous espérons [à la FMOQ] être capables de démontrer [au gouvernement] que les mesures incitatives sont beaucoup plus efficaces pour gérer l’organisation de la pratique médicale. » Afin d’aider le médecin de famille à l’aube de sa retraite à « léguer » sa clientèle aux plus jeunes, la pratique en cabinet doit être rendue plus intéressante pour ces derniers. Et cela passe, encore, par des facteurs incitatifs. « Nous devons attirer les jeunes vers le secteur de la prise en charge et ne pas les surcharger de travail à l’hôpital au même moment», pense le Dr Godin. Pour ce faire, il importe de transformer la pratique en clinique afin qu’elle réponde mieux aux attentes des jeunes, conclut-il.

La Dre Guylaine Lagüe pratique la médecine familiale depuis un peu plus de quatre ans. Actuelle présidente du Comité des jeunes médecins de la FMOQ, elle déplore le fait que sa génération a été celle qui a le plus durement subi les mauvais côtés des AMP et des PREM. C’est que la réalité des jeunes médecins a beaucoup changé depuis l’implantation de ces mesures obligatoires. «Il y a des couples où la femme est médecin et où le mari fait autre chose, observe Guylaine Lagüe. Concilier la pratique médicale et la famille est un état de fait auquel les cliniques et les hôpitaux n’auront pas le choix de s’adapter.» C’est pour cette raison, dit-elle, que les PREM et les AMP doivent être repensés, ou même éliminés, car ces mesures ont été conçues pour des médecins qui avaient un cadre de vie plus souple, qui leur permettait, sans trop avoir à faire de sacrifices, d’occuper un poste à temps complet, et en région : « Alors que, dans le concret, dans la vraie vie, il y a bien des gens qui aimeraient travailler à temps partiel ou avoir des heures plus flexibles, notamment pendant les années où ils élèvent leurs enfants à la maison. »

 

UNE GÉNÉRATION QUI VEUT SA JUSTE PLACE

Un facteur qui peut sembler banal, mais qui est non négligeable dans le choix de pratique des médecins de demain est la complexité du système de facturation des omnipraticiens. « C’est clair! La perception que j’en ai, c’est qu’en voyant l’épaisseur du manuel fourni par la RAMQ, certains choisissent d’aller dans une autre direction, indique le Dr Patrick Bernier, citoyen de la génération X, médecin de famille et ex-président du Comité des jeunes médecins de la FMOQ. Il faut trouver une interface qui, entre le médecin en pratique et l’entente actuelle, rendra la facturation plus simple.» Il rappelle que les médecins de famille doivent s’adapter à plusieurs milieux différents avec des codes de facturation, des facteurs qui changent pour le même travail, et ce, même selon les jours de la semaine. Ce qui est nouveau, avec la génération Y, et même un peu avec les X, c’est qu’elle ne vit pas avec le tabou — comme cela a été le cas pour les anciennes générations — selon lequel la rémunération ne devait pas constituer un facteur de motivation pour le travail des omnipraticiens. Nous sommes loin de la conception de la médecine comme vocation, conception qui condamne trop souvent le médecin à n’être que… médecin. « Pour les jeunes, la vie doit être remplie d’expériences et d’événements, constate le Dr Bernier. Et la médecine [pour eux] n’est pas un but en soi, mais plutôt un outil dans le but d’avoir une vie trépidante, qui file à 100 miles à l’heure. Les X ont constitué une génération tampon, mais qui n’a pas trop pris de place. Les Y arrivent de façon flamboyante. Ils ont une vision de la vie qui est intransigeante. Ils veulent conserver une part de liberté. Nos prédécesseurs avaient une vision très hiérarchique de la médecine : le directeur des services professionnels, le CMDP, les patrons expérimentés… Auparavant, on s’attendait des jeunes arrivants qu’ils suivent cette hiérarchie. Les membres de la génération Y n’éprouvent pas de gêne à jouer du coude et à prendre leur place… au détriment d’un fonctionnement en place depuis des années. » Mais le Dr Bernier comprend également la frustration des médecins expérimentés par rapport aux jeunes. Les plus âgés ont beaucoup donné afin d’assurer des soins et le suivi d’une large clientèle. « Étant des gens extrêmement consciencieux et dédiés à leur profession, ils continuent à en prendre et à en prendre encore, témoigne le Dr Bernier. Ils regardent les jeunes, et se demandent pourquoi cette génération n’est pas en mesure de faire le nécessaire afin de prendre une part équivalente de leur charge de travail. Cela crée des frustrations, qui ne s’expriment pas nécessairement ouvertement, mais qui transparaissent dans leurs relations avec les plus jeunes. »

GÉNÉRATION CHERCHE TRAVAIL D’ÉQUIPE

Pour le Dr Alain Gauthier, médecin de famille ayant commencé sa pratique en 1971, les jeunes médecins représentent la crème de la société : « Je les trouve fabuleux, consciencieux, ils maîtrisent leurs dossiers de manière surprenante… Quoique parfois, mes patients me disent que certains d’entre eux ont du mal à quitter leur écran d’ordinateur des yeux lors des consultations, mais cela peut s’améliorer avec le temps. » À 65 ans, le Dr Gauthier espère pouvoir conserver une bonne santé afin de continuer à desservir sa clientèle de 3000 patients pendant au moins 5 années encore. « Pour l’instant, je ne vois toujours pas à qui je pourrai les léguer. Mais je ne blâme pas les jeunes, et leur souci d’avoir une bonne qualité de vie, pour cette carence. Au contraire, je suis d’accord avec eux! Ils vivent une période remplie de bouleversements et de conditions de travail que les médecins de ma génération n’ont pas eu à affronter. À mon époque, nos revenus nous permettaient d’engager deux infirmières pour oeuvrer à notre cabinet privé. Ce n’est tout simplement pas possible aujourd’hui.» Le Dr Gauthier croit donc que c’est au ministère de la Santé d’optimiser les conditions pour que les jeunes médecins puissent s’engager dans la prise en charge.

Le Dr Alain Boudrias, chef du Département de médecine générale de l’ASSS de Lanaudière, est du même avis. Il avance que de 1000 à 1200 omnipraticiens pratiquant actuellement dans les établissements hospitaliers devraient plutôt prendre la première ligne en charge. Mais cela causerait un exode inquiétant dans les départements où les omnipraticiens colmatent les brèches. Le Dr Boudrias propose que l’on délègue 75 % de leur travail hospitalier – sans toutefois diminuer leur rémunération – à d’autres professionnels de la santé, comme les infirmières et des spécialistes. Il déplore le fait que les pharmaciens, les dentistes et certains spécialistes puissent obtenir de l’aide technique provenant d’autres employés tout en étant rémunérés pour leurs actes médicaux, mais que ce recours soit strictement interdit aux médecins de famille. « Autrement dit, le modèle économique du médecin de famille en bureau ne tient pas la route pour les jeunes. C’est une simple question de rémunération et d’organisation du travail, indique le Dr Boudrias. Les jeunes ayant un penchant pour la santé et possédant un esprit d’entrepreneuriat choisiront comme pratique celle qui rémunère le mieux.» Ils choisiront, dans l’ordre, les professions de pharmacien et de dentiste, puis de médecin spécialiste, d’urgentologue et, en tout dernier, de médecin de famille. L’ère de la vocation à tout prix est belle et bien terminée pour une grande majorité de jeunes attirés par une carrière en médecine, « Et je trouve qu’ils ont bien raison », conclut le chef de DRMG.

LES GARDES SELON LES GÉNÉRATIONS

Du côté des médecins spécialistes, l’impact de l’arrivée de la génération Y se ressent surtout dans les spécialités nécessitant la disponibilité pour des gardes aux longues heures irrégulières. Le Dr Martin Cousineau, médecin en chirurgie générale au Centre hospitalier régional de Rimouski, a constaté une différence d’approche marquante depuis le début de sa pratique, en 2002. « Quand j’ai fait ma formation en chirurgie, à l’époque, 70 heures étaient considérées comme une petite semaine. Il n’était pas rare de remplir des semaines de 100 heures où je vivais pratiquement à l’hôpital pendant trois jours de suite», se remémore le médecin de 39 ans. Depuis, il y a eu des pressions venant des jeunes, des grèves de résidents, des changements dans les conventions pour mettre des limites aux périodes de garde pour les résidents. La féminisation de certaines pratiques spécialisées y a injecté une dose de valeurs familiales, qui entrainent nécessairement une diminution du temps que les parents sont prêts à consacrer au travail. Ce changement d’attitude par rapport aux gardes a aussi des échos chez les générations plus âgées. Comme le Dr Cousineau est divorcé et qu’il a ses enfants une semaine sur deux, il ne fait pas de gardes la semaine où il les a, mais il se reprend la semaine suivante. Il se considère, pour le moment, chanceux de pouvoir arriver à cette entente avec son équipe, car une question reste en suspens : « Qu’est-ce qui va arriver si l’un de mes collègues se retrouve dans la même situation que moi? » Difficile d’être de garde à un âge avancé, lorsque la retraite n’est pas bien loin, également. L’équipe du Dr Cousineau avait été en mesure, ces cinq dernières années, d’assurer les gardes pour leur collègue plus âgé. Mais c’est un phénomène rare, possible uniquement lorsque les conditions sont favorables, indique-t-il: « Lorsque nous sommes arrivés à cette entente, nous étions six [dans notre département] et il était le seul de cet âge. Comme mon équipe est réduite à quatre en ce moment, cela serait aujourd’hui impossible. »

Un champ de spécialisation dont la nature des gardes a mauvaise réputation, c’est l’obstétrique, où il y a beaucoup de travail la nuit. Le Dr Robert Sabbat, président de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, en témoigne : «Nous vivons actuellement un délaissement de l’obstétrique au fur et à mesure que les gens avancent en âge, car ils ne peuvent plus maintenir la fréquence des gardes. Malheureusement, nous avons des gynécologues d’un certain âge qui sont obligés de s’en tenir à la pratique de bureau.» Les médecins qui restent voient donc la fréquence de leurs gardes augmenter de manière importante, ce qui pourrait causer quelques problèmes dans l’organisation et la répartition du travail. « Nous n’avons pas encore réussi à convaincre le ministère de la Santé qu’il faudrait peut-être donner la chance aux médecins d’un certain âge de pratiquer dans les hôpitaux, mais sans être comptabilisés dans les postes, afin de pour continuer à offrir des services à la population sans avoir à faire de gardes.» Outre la charge de travail et les gardes de nuit causant énormément de problèmes, les relations sont très harmonieuses entre les générations chez les gynécologues et les obstétriciens, souligne le président de leur association. L’influence de la nouvelle génération et son attachement à aux valeurs associées à la qualité de vie suscitent le respect, selon le Dr Sabbat. C’est pourquoi il revient à la charge contre le ministère de la Santé : «Nécessairement, il faudra, lorsque viendra le moment de calculer les PREM dans les hôpitaux, cesser d’imaginer que le médecin remplira 70-80 heures par semaine et assurera 3 à 4 jours de garde. Il faudra prendre en considération le fait que les gens ont aussi droit à une qualité de vie; un certain nombre de semaines de vacances par année, des fins de semaine de congé. Il est vrai que l’ancienne génération avait tendance à assumer beaucoup plus d’heures par semaine [par rapport aux nouvelles]. Ce n’est pas une critique, mais une constatation ».

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