Une solution adaptée aux médecins

Une personne sur trois, en moyenne, sera invalide pour une période de 90 jours ou plus au moins une fois dans sa vie avant l’âge de 65 ans. Votre statut ne vous confère...

Assurance invalidité associative

PAR RICHARD DÉSORMEAU, L’ÉQUIPE AMQ ASSURANCE

L’assurance invalidité est sans contredit la protection d’assurance la plus importante pour un médecin qui commence sa carrière. Pourtant, il s’agit assurément de la garantie la plus mécomprise.

Pour ajouter à la difficulté de comprendre ce produit complexe, ce choix doit être fait à un moment de la carrière qui ne permet d’y consacrer que peu de temps et d’énergie.

Afin de favoriser une décision éclairée, nous exposerons ici les types de produits offerts et leurs avantages.

LA PROTECTION

assurances-vigilis-fig1À titre de professionnel de la santé, vous ne serez pas étonné des statistiques suivantes:

  • Une personne sur trois, en moyenne, sera invalide pour une période de 90 jours ou plus au moins une fois dans sa vie avant l’âge de 65 ans;
  • La durée moyenne d’une invalidité se prolongeant au-delà de 90 jours est de 2,9 années.

Votre statut ne vous confère aucune protection spéciale contre ces statistiques. Au contraire, l’environnement actuel du système de santé a pour résultat un niveau de stress de loin supérieur à la moyenne des travailleurs. De plus, les invalidités liées au surmenage professionnel atteignent un niveau jamais vu auparavant.

Or, la souscription à une police d’assurance invalidité de qualité peut vous procurer la sécurité financière en vous versant un revenu de remplacement au moment ou vous en aurez le plus besoin.

Deux avenues s’offrent au médecin cherchant une protection de qualité :

  • Une police d’assurance invalidité individuelle, offerte par un des quatre assureurs suivants: Canada Vie, Great-West, Manuvie ou RBC Assurance;
  • Une police d’assurance associative, offerte par l’une des fédérations ou des associations médicales

LAQUELLE CHOISIR ?

Nul ne peut douter de la qualité de protection offerte par les polices d’assurance individuelles non résiliables, mais les polices associatives proposent toutes les mêmes garanties: indemnités pour invalidité totale ou résiduelle, définition d’invalidité visant la profession habituelle ou l’emploi propre au choix de l’assuré, indexation de l’indemnité en cas d’invalidité prolongée, etc.

Il serait d’ailleurs facile ici de faire un parallèle entre un médicament d’origine et sa version générique !

Mais, si ces polices d’assurance proposent les mêmes protections en cas d’invalidité, où se trouve donc la différence ?

LE PARTAGE DES RISQUES ET LA STRUCTURE DE PRIMES

En raison de la nature non résiliable des polices individuelles proposées par les assureurs mentionnés ci-dessus, ceux-ci prennent à leur charge tous les assurances-vigilis-fig3risques et imputent donc une prime plus élevée pour se protéger.

Les régimes associatifs, quant à eux, sont similaires à une mutuelle de risque; les assurés partagent entre eux le risque de résultats positifs et négatifs.

En contrepartie, les frais fixes du régime sont moindres : jusqu’à 80 % des primes sont allouées au paiement de réclamations, contre 55 %, en moyenne, pour les polices non résiliables.

Autre différence importante: les primes des polices individuelles restent fixes jusqu’à l’âge de 65 ans, alors que celles des régimes associatifs sont généralement imputées selon des paliers d’âge de 5 ans, par exemple, de 25 à 29 ans, 30 à 34 ans…

Un désavantage ? Pas nécessairement.

Si nous examinons les structures de primes pour un médecin de 28 ans, voici une illustration ce celles qui sont imputées selon les deux approches:

Si nous considérons la situation financière des médecins lorsqu’ils entament leur carrière, le profil dégagé est généralement le même: dettes d’études, marge de crédit maximisée, désir d’acquérir une résidence, de faire un voyage, etc., en plus de la pression des placements et de la capitalisation de la retraite.

Or, une police d’assurance individuelle non résiliable exige justement de payer des primes futures dès aujourd’hui, alors que vos revenus croissants et l’élimination de vos dettes vous permettront aisément d’en assumer les frais plus tard.

La question est simple : est-il préférable de ne payer que la prime relative au risque réduit que l’on représente à un jeune âge et d’utiliser l’économie de primes pour régler la marge de crédit ou accélérer le remboursement de l’hypothèque ?

En termes financiers, la réponse ne fait aucun doute: le remboursement d’une dette représente à coup sûr un meilleur placement.

Le régime associatif comporte donc les mêmes garanties de qualité que les polices individuelles, mais il permet de dépenser son argent là où il rapportera le plus.

La possibilité de hausse des primes vous inquiète ? Heureusement, une solution élégante permet de bénéficier des avantages du régime associatif tout en réduisant les risques : l’approche hybride, qui conjugue une combinaison judicieuse de protection dans chaque catégorie. Parlez-en à votre conseiller, mais attention: s’il ne propose pas les deux types de protection, il y a lieu de remettre en question sa capacité à vous donner l’heure juste !

L’assurance associative propose la même protection de qualité supérieure, mais dans un emballage mieux adapté à vos besoins.

La parole est à vous!

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