Le Quatuor du Nil

CLAUDE GARCEAU, M.D. 

Vu du ciel, le Nil est un mince fil bleu qui serpente dans l’immensité du désert couvrant le nord de l’Afrique. Sur ses rives, une étroite bande de vie s’accroche. Lors de ses crues, le limon fertile était charrié sur plus 2000 kilomètres en provenance des grands lacs de l’Afrique centrale ou des montagnes voilées de brume, que les anciens Grecs appelaient les montagnes de la lune. Pendant plus de 3000 ans, des civilisations ont peuplé les zones de terre inondées. De grands empires sont nés et ont disparu laissant à demi ensevelis dans ses alluvions des indices de leur magnificence passée.

Des images fortes, belles, parfois romancées surgissent du champ de mes mémoires lorsque je tente de me souvenir de ce périple que j’ai fait il y a 30 ans. Au moment d’écrire ces lignes, je me sens une filiation avec les dessinateurs accompagnant Napoléon pour illustrer sa campagne d’Égypte. Dans une des belles planches ramenées par le corps expéditionnaire, on voit le Sphinx, enlisé dans les sables. On ne perçoit que sa tête énigmatique, le reste du corps étant tout enfoui dans les dunes. Devenez explorateur, vous aussi, le temps d’une brève lecture, l’explorateur de mes propres souvenirs.

Le Caire et les Pyramides

C’est fête aujourd’hui, c’est l’Aïd al-Fitr, le jour suivant la fin du ramadan, et dans Le Nouveau Caire les familles paradent leurs habits neufs sur l’avenue tout européenne Talaat Harb avec ses hôtels et boutiques de luxe. Les enfants sont excités, car c’est un jour faste, et les Cairotes friands de sucreries se gavent de glaces aromatisées, de baklavas ou de beignets frits. Des passants m’offrent des kahks, des biscuits sucrés aux noix en me souhaitant « Eid Moubarak », que je traduis intuitivement par « Bonne fête de l’Eid ». Dans les parcs sur les bords du Nil, les enfants dépensent de petites sommes d’argent dans les manèges des fêtes foraines improvisées. Puis je me glisse dans Le Vieux Caire et, malgré la chaleur, j’entreprends de visiter avec respect la grande mosquée fatimide Al-Azhar. Elle est presque déserte, car l’impitoyable soleil de midi a fait fuir même les plus grands dévots en ce jour saint. Le marbre blanc de la cour centrale est aveuglant, mais l’œil distingue nettement les ombres portées des minarets ou des ogives ornant les arcades qui en délimitent le périmètre. Toute cette lumière du ciel, reflétée sur le marbre blanc, se veut pureté en hommage à Fatima, la fille de Mohammad Al-Zahra, la resplendissante, la lumineuse.

alexandrie-garceau-f2

 

J’étais fébrile, je voulais tout voir, tout sentir, tout vivre et tout de suite. J’étais jeune, quoi. Je me suis dirigé sans perdre de temps vers le musée du Caire en cette fin d’après-midi. Pas le Grand Musée, construit bien plus tard, au pied des pyramides, à Gizeh. Non l’ancien, qui n’était qu’un entrepôt poussiéreux où s’entassaient statues, bustes cassés ou stucs colorés en désordre. L’immeuble n’était pas climatisé. Dans la touffeur, je tentais de m’intéresser au parcours imposé par une guide un peu revêche. Bien malin, j’avais compris que la représentation du corps dessiné dans l’art classique égyptien ne comportait que deux dimensions : l’horizontale et la verticale, la profondeur étant absente. D’où les vues du corps de face et de profil seulement. Le Bas, le Moyen et le Nouvel Empire, l’époque des Ptolémée ou le Livre des Morts eurent vite raison de mon enthousiasme. Profitant d’une pause, j’ai fui les salles d’exposition décaties. Mais avant de filer à la française (comme Napoléon se poussant de l’Égypte en pleine nuit, abandonnant ses soldats à la peste et à l’esclavage), je me suis dirigé vers la salle des momies. Qu’elles me troublent, les momies, dans leurs cercueils de verre modernes, ou encore les autres, plus nombreuses encore, enfournées dans des boîtes de bois ! J’étais fasciné par les cheveux de Ramsès II teints au henné, par ses mains cireuses ou encore par ses dents exposées. Malaise et excitation du voyeur que j’étais ! De quel droit pouvais-je usurper une partie de la dignité de ces hommes défunts, pharaons ou pas ? Impardonnable ! Un jour, les islamistes, de retour au pouvoir, redonneront le sacré à ces hommes d’une autre époque.

Au petit matin, la limousine nous a amenés vers Gizeh. Après des kilomètres d’autoroute dans les confins de la mégapole qu’était devenu Le Caire, mon œil scrutait enfin les surfaces de calcaire du plateau de Gizeh. Le Sphinx était bien là, son corps léonin avec ses pattes repliées extirpées des sables. Je voulais presque le caresser comme un chat familier et aimant.

Et les trois pyramides, elles, montaient la garde depuis 2500 ans sur le plateau désolé. Vers la deuxième, une colonne humaine s’étirait, et s’y engouffrait, telles des fourmis, par une petite ouverture aménagée dans le flanc de la masse de pierres, semblant ne jamais ressortir de cet antre des morts. Des couloirs aménagés dans le cœur de la pyramide conduisaient notre procession vers des cavernes intérieures. Dans la chambre du roi, le pharaon devait se tenir debout pour renaître et s’unir avec la course céleste de l’astre solaire. Dans le sein de la pyramide, un archéologue, tel un grand prêtre, nous expliquait, à nous, les pèlerins non initiés, la signification mystique des plans et des volumes de cette merveille du monde antique.

La base carrée de la pyramide symbolisait pour les anciens la Terre et le triangle de sa masse verticale le chemin vers le soleil au zénith. La pointe de la pyramide était donc le contact entre la zone des morts et celle des vivants.

Fouillées depuis 2000 ans, les pyramides ont ensorcelé tous ceux qui s’en sont approchés un tant soit peu. Mais elles n’ont pas livré tous leurs secrets. En 1954, au pied de la pyramide de Khéops, on a exhumé deux barques funéraires démontées de cinq grandes fosses. Les milliers de pièces de bois étaient numérotées pour permettre la reconstitution dans l’au-delà des esquifs du Dieu vivant. La première barque devait permettre au pharaon d’effectuer sa course diurne comme celle du soleil Rê et la seconde devait l’escorter dans son trajet nocturne dans le royaume des morts d’Osiris.

Et que dire de cette équipe, en 2017, qui a imagé patiemment la pyramide de Khufu grâce aux réflexions des rayons émis par les muons, ces particules intergalactiques dont la longueur d’onde permet de pénétrer les masses rocheuses ? Et moi, le petit visiteur, pouvais-je me douter qu’ils décèleraient, 30 ans plus tard, une nouvelle cavité si grande qu’ils la surnommeraient le Big Void et que cette cavité gisait juste au-dessus de la chambre du roi s’étendant sur plus de 30 mètres à l’intérieur de la pyramide ? La tête bien remplie de cosmologie et d’ésotérisme, j’ai quitté à regret le plateau de Gizeh.

Souvent m’est venu le fantasme de renaître en successeur de Zahi Hawass. Zahi, le chef des antiquités égyptiennes, était toujours coiffé à la Indiana Jones avec son Stetson à large rebord et habillé d’une chemise en denim bleu non froissée. Pendant 20 ans, ce que j’ai aimé écouter son bagout ! Quel sens du spectacle il avait ! Je suis certain que le petit ventru a suscité la passion de l’archéologie à d’innombrables adolescents boutonneux agglutinés devant la télé, immobilisée sur History Channel. Mais j’ai appris récemment que l’Indiana Jones égyptien, des suites du printemps arabe et de la prise du pouvoir par la nouvelle dictature, a été écarté de la direction des Antiquités, étant accusé, à tort ou à raison, de malversations. Dommage, il me manquera un peu.

La croisière sur le Nil

Le lendemain de la visite des pyramides, nous avions affrété une grande barge à voile et à moteur appelée dahabieh sur les quais de Louxor. Notre péniche contenait 12 cabin

es en bois précieux toutes plus belles les unes que les autres. Mais les alcôves étaient tellement climatisées que les hublots panoramiques ruisselaient en permanence de grosses gouttelettes de condensation d’eau. Pour admirer les rives du Nil, il fallait, se tenir sur le pont. Et là, dans la piscine (il y avait une minuscule piscine sur la barge !) des Italiennes vêtues d’un minuscule triangle de tissu s’offraient au dieu solaire et aussi au regard concupiscent des membres de l’équipage. Le silence de la navigation était troublé par de la musique disco jouant en boucle, le tout pour favoriser la consommation de boissons alcooliques, génératrice de profits pour l’équipage.

alexandrie-garceau-f4

Les étapes se succédaient au fil des cinq jours d’une très lente croisière ponctuée de brefs arrêts à Louxor, à Esna, à Edfou, à Kom Ombo, à Assouan et sur l’île de Philae. De ces cinq jours de navigation, il ne me reste que quelques images fortes. L’émerveillement suscité par la vue

des 134 colonnes massives du temple de Karnak en est une. Les mains croisées des statues décapitées dans l’entrée du temple de Ramsès II, le Ramesséum, en sont une autre. Autre souvenir coloré, celui des hiéroglyphes dans les innombrables tombes creusées de la vallée des Rois, la nécropole de la rive ouest du Nil à Louxor. Je me rappelle encore le grand faucon de pierre symbolisant Horus à Edfou. Dans le temple de Séthy I, à Abydos, je peux encore distinguer la cartouche couvrant un mur complet et affichant tous les noms des pharaons des dynasties antérieures, une autre véritable pierre de Rosette. Mais lorsque je rêve à l’Égypte et au Nil, c’est surtout le petit périple de deux heures en felouque autour de l’île d’Éléphantine qui ressurgit toujours. Fatigués par les Italiennes et leurs lunettes de soleil extravagantes, nous les avions abandonnées, le temps d’une excursion privée. Au pied de l’hôtel des Cataractes, celui où se déroule l’action du roman d’Agatha Christie Meurtre sur le Nil, une petite felouque dirigée par deux adolescents silencieux nous attendait. Nous avons dérivé tout doucement. Par des voies d’eau tracées dans les prairies d’eau douce, nous avons pénétré dans l’intimité des villages lacustres. Il y a 30 ans, des buffles actionnaient encore les pompes d’Archimède pour l’irrigation des champs. Nous glissions entre les roseaux et les papyrus. Des jeunes filles se baignaient dans les eaux rafraîchissantes. Ne manquaient à cette scène biblique qu’une princesse nubienne fille de pharaon et un couffin abritant Moïse.

Abou Simbel

Un court vol de 300 kilomètres nous avait amenés tout près de la frontière sud de l’Égypte, aux limites du Soudan. La construction du barrage d’Aswan menaçait de submerger le plus beau temple d’Égypte. Au début des années 1960, dans un effort concerté avec l’UNESCO, le pays a permis de débiter le temple en larges blocs et de le reconstituer loin des eaux sur la face d’une colline haute de 65 mètres.

Je me souviens très bien de notre arrivée sur le site par voie d’eau. Une chaleur toute saharienne rendait tout effort futile ; il faisait 52 °C à l’ombre. Je me vois encore, affalé dans un angle bâti : un petit point noir s’approchait au loin dans les sables du Soudan. C’était une petite femme, habillée en noir et transportant un lourd fagot de bois. Comme un fantôme, elle semblait venir de nulle part et s’acheminait dans cette fournaise vers on ne sait où.

Directement taillées dans la paroi rocheuse, quatre statues colossales de Ramsès semblaient barrer de leurs 20 mètres l’entrée du temple. Au pied de Ramsès II, je pouvais distinguer, dans leur pose humble, seule convenable lorsqu’un humain est en présence d’un dieu vivant, Néfertari, sa concubine favorite, la reine, la mère et les filles du grand pharaon. Une douce lumière dorée baignait l’intérieur du temple, empli de mystères et d’ombres. J’étais envahi par les mêmes émotions superstitieuses qu’a dû ressentir Belzoni, l’aventurier italien qui en 1817 a dégagé l’entrée du temple de ses sables le rendant pour la première fois depuis des centaines d’années à la vue des hommes. Puis, j’avais pénétré à l’intérieur par une ouverture au fond du temple qui donnait sur une grande galerie. Stupéfaction ! La galerie était soudainement éclairée par des néons, et je pouvais apercevoir les fils d’acier, le béton et tous les artifices modernes qui avaient permis la reconstitution de ce temple. L’espace d’un moment, je dois avouer que je m’étais senti floué, comme habité par les sentiments contraires que nous envahissent durant la visite de la fausse grotte de Lascaux.

Alexandrie

alexandrie-garceau-f3

Poussé par une prétention littéraire, j’avais fait pression pour poursuivre le séjour sur le Nil en me rendant à Alexandrie, cité mémoire des peuples. J’aimerais bien prétendre que j’avais lu le chef-d’œuvre de Lawrence Durrell, Le Quatuor d’Alexandrie. J’ai découvert bien plus tard les amours troubles des personnages fascinants, l’espace des années de la Deuxième Guerre mondiale, dans les 1000 pages en quatre tomes de cette œuvre. J’ai suivi les amours troubles de Justine, la Juive d’une beauté irrésistible menant une vie champagne et caviar avec Balthazar, le banquier copte qui complotait contre les Anglais. Puis celles de Cléa, la peintre de la haute société d’Alexandrie, celles de Mountolive, le très british gouverneur tout engoncé dans sa solitude coloniale, celles de Pursewarden, l’écrivain cynique se suicidant des suites de rapports incestueux avec sa sœur et enfin, celles de Darley, l’écrivain anglais à moitié raté qui relie tous les protagonistes entre eux. Alexandrie est aussi un personnage à part entière de ce roman. Cette ville unique, pendant des siècles, a vu cohabiter des gens issus de civilisations diverses : Arabes, Coptes, Grecs, Juifs ou Nubiens à la peau sombre. Les personnages dans l’œuvre de Durrell ne sont pas maîtres de leur destin, et dans cette ville aux effluves millénaires l’amour devient une tâche impossible.

alexandrie-garceau-f1

Il y a 30 ans, il était encore possible pour des coptes de côtoyer socialement les musulmans, mais c’était, je le sentais bien, les derniers vestiges de l’esprit de tolérance. Nous étions allés nous baigner à la mer. Ma compagne, audacieuse, avait opté pour un prude maillot de bain une pièce. Mais les autres femmes allaient au bain comme les victoriennes le faisaient il y a plus de 100 ans. La vue d’une femme si peu vêtue excitait les passions hormonales d’une armée de petits requins masculins qui batifolaient autour de ma compagne, rapidement dépassée par les événements. Les épouses et filles de ces petits monsieurs étaient elles aussi dans l’eau, mais habillées des pieds à la tête par des étoffes légères, mais dont l’amplitude de la coupe et l’opacité totale empêchaient d’apprécier les formes de ces pauvres estivantes. Nous avions déjeuné avec une famille copte et il s’est ensuivi une discussion animée sur le respect du corps de la femme. Difficile pour ma compagne d’accepter le fait que ces femmes voilées se sentaient bien et que, pour elles, une femme libre, assumée et musulmane pouvait faire le choix de ne pas être vue.

Nous attendions dans un petit square un cocher qui devait nous ramener à l’hôtel. Un groupe d’hommes semblait de nouveau troublé par la vue du chemisier échancré de ma compagne. Un vieux diable pour la punir d’une telle impudeur lui a jeté un gros grillon dans l’échancrure du chemisier. Ont fusé un torrent d’injures venant de Madame ma compagne et un flot de rires agressifs de Monsieur le gardien de la morale. Que faire dans une telle situation ? La retraite semblait une option honteuse, mais sensée. Ma compagne, troublée, est demeurée à l’hôtel le reste de la journée. J’ai en ai profité pour filer en solitaire vers les vieux quartiers musulmans. J’y ai découvert tous les petits métiers qui existaient encore à Alexandrie. Les ferblantiers, les porteurs d’eau tirant dans des charrettes de grands bidons glacés. Dans une boucherie halal, on débitait à la hache des chèvres en quartier. Dans les cafés, les hommes prenaient la pause narguilé. Des marchandes proposaient des feuilles de vigne, des gombos ou des cœurs d’artichauts. Avec mon vieux Pentax mécanique, je prenais des Kodachrome, ISO 25 ASA, aux rouges si saturés.

Mais deux adolescents désœuvrés sont venus gâcher ces beaux moments ethnologiques en me choisissant comme victime de leurs harcèlements sadiques. Hello Mr. America! Want some hashish? Carpet, good price! Ils m’ont suivi pendant de longues minutes, véritables ombres tirant sur mon sac, me poussant tout en riant de mon attitude de mollusque. Tourmenté par ces deux petits taons, j’ai pris la décision « d’agir » : une lourde poussée, et pouf ! le premier gamin (presque de mon âge) était renversé. Un djinn est passé sur la petite place ! Un silence menaçant a envahi le marché, et des yeux pleins de fureur se sont tournés vers moi.

Que réservait la charia au touriste agressif ? La peur de l’expiation m’a fait prendre la poudre d’escampette en courant. Mes deux jeunes revanchards n’ont abandonné la traque qu’après deux kilomètres. Mais je m’étais complètement perdu dans la vieille Alexandrie. Où était la mer ? Devant moi s’étalait une grande étendue saumâtre, pleine de sauvagine et de moustiques, le lac Maréotis. Finalement, après une demi-heure d’errance, j’ai abouti sur la route El-Gaish, qui longe le bord de mer pendant des kilomètres.

À ma gauche, j’ai enfin reconnu un repère familier : la citadelle de Qaitbay, sur l’extrémité nord de l’île de Pharos. Elle gardait depuis 1477 le port est d’Alexandrie. Elle a été érigée sur les ruines du célèbre phare d’Alexandrie, détruit par des tremblements de terre successifs entre les années 900 et 1323. Il ne m’a pas été possible de visiter la citadelle, qui était encore une base militaire de la marine égyptienne à cette époque. J’étais déçu. Comment se pouvait-il que le phare d’Alexandrie, haut de 100 mètres, disaient les Grecs, ait pu disparaître sans laisser de traces ? Mais c’était sans compter sur Jean Yves Empereur.

Cet archéologue a eu la bonne idée, en 1994, d’explorer les fonds marins du port de l’Est. À la stupéfaction générale, son équipe a retrouvé plus de 28 sphinx immergés, des colonnes et des milliers de blocs provenant du phare. Par contre, aucune trace de la grande bibliothèque, qui, à son apogée, contenait 500 000 volumes traduits en grec. Et cet autre mystère : où sont donc passés la momie et le sarcophage d’or d’Alexandre ? Et son mausolée, la Soma, où peut-il bien être ? Disparus lors des raz-de-marée qui ont ravagé la ville à l’époque romaine ? Ou bien encore ensevelis sous la terre ou la mer attendant qu’un nouveau Schliemann ou un Cousteau moderne ne se décide à faire de sa découverte l’œuvre d’une vie.

Alexandrie, ma belle musulmane ! Difficile d’atteindre tes secrets sans te dépouiller de tes habits de poussière de siècles. Mais tes voiles opaques te rendent encore plus mystérieuse et combien désirable !

 

Publié dans

Claude Garceau

Médecin spécialiste en médecine interne, Hôpital Laval. Pour lui écrire : claudegarceau@videotron.ca