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Lire et relire

Dans chaque numéro, découvrez les bonnes lectures qu’a dénichées notre journaliste, que ce soit pour décrocher du travail ou régler les problèmes de l’humanité (ou au moins, de notre système de santé).

REDONNER UN SENS À LA DÉPRESSION

Chaque dépression a un sens

À l’âge de 18 ans, Johann Hari fait une dépression et se fait prescrire son premier antidépresseur. Diagnostic de son médecin : manque de sérotonine au cerveau. Or, après des années à avaler ces « pilules du bonheur », le journaliste britannique s’est mis à se questionner sur cette réponse trop rapide à un dérèglement chimique au cerveau. Il s’est lancé dans une grande enquête non seulement auprès de spécialistes en santé mentale et en santé physique, mais aussi de primatologues ou encore de sociologues. Chaque dépression a un sens : causes méconnues et soins novateurs ouvre une réflexion sur la dépression et l’anxiété.

Certains scientifiques ont sonné l’alarme sur le fait que la plupart des études sur la médication en cas de dépression et d’anxiété étaient réalisées par les pharmaceutiques dans le but de faire de la publicité et de générer des profits. La théorie du manque de sérotonine a été décriée par de nombreux spécialistes de la santé mentale au cours des dernières années. Johann Hari a donc décidé de fouiller la littérature et de partir à la rencontre d’auteurs d’études sur le sujet. Et l’on peut dire qu’il a bien fait sa recherche, le livre se terminant sur 46 notes et références.

L’auteur dresse une liste des causes de la dépression autres que médicales, ce qu’il appelle la rupture de liens : enfermement dans un travail privé de sens, perte de liens avec les autres, déni de traumatismes infantiles ou encore séparation d’avec la nature. Et il propose un antidépresseur nouveau genre, dont recréer des liens avec les autres et la vie sociale, retrouver un travail épanouissant ainsi que des valeurs fondamentales, par exemple.

CHAQUE DÉPRESSION A UN SENS
Johann Hari
Actes Sud
Paris, 2019
400 pages

TOUR DU MONDE DES TABLES VÉGANES

Tables Véganes

Pour créer leur livre Tables véganes : menus d’ici et d’ailleurs, Élise Desaulniers, écrivaine, journaliste et militante végane, et Patricia Martin, designer et cuisinière, toutes deux véganes depuis plusieurs années, ont fait appel à leurs amis pour concocter des menus. Ce sont des recettes du monde entier qu’elles nous proposent dans cet ouvrage joliment illustré qui répond à la question « Qu’est-ce qu’une table végane ? »

Les deux auteures ont lancé une invitation à une dizaine de véganes pour qu’ils composent un menu festif pour ceux qu’ils aiment. De la table italienne de Nicola Vardaro et Isabelle Deschamps à la cuisine vietnamienne de Marie Nguyen, en passant par les mets sri lankais et du Lac d’Émilie Karuna, Tables véganes propose un véritable tour du monde de plats. Chaque chapitre propose au moins un cocktail ou mocktail (sans alcool), une série d’apéros et d’entrées, suivis de plats principaux et d’accompagnements, et se termine par un ou deux desserts.

Certaines recettes peuvent s’avérer un peu moins complexes à réaliser, comme la tarte aux abricots et cerises, que d’autres, qui demandent des ingrédients moins faciles à trouver dans le commerce traditionnel, telles ces feuilles de peau de tofu. D’ailleurs, il faut absolument lire les conseils d’Élise Desaulniers et de Patricia Martin pour bien réussir la préparation de son repas excluant tout produit d’origine animale. Comme un repas se prépare plusieurs jours à l’avance, si on ne trouve pas les ingrédients en épicerie, on peut toujours les commander en ligne.

Tables véganes offre un beau point de départ au véganisme pour ceux qui s’y intéressent sans savoir par où commencer.

TABLES VÉGANES – MENUS D’ICI ET D’AILLEURS
Élise Desaulniers et Patricia Martin
Trécarré
Montréal, 2019
200 pages

ON THE ROAD AGAIN…

Vie de Van

Depuis le début des années 2000, Julien Roussin Côté œuvre dans le monde du numérique. Il y a cinq ans, alors que sa vie professionnelle et personnelle prenait une autre tournure, il décide de faire un périple en van de Montréal au Mexique. Il vient de publier Vie de van : récits et itinéraires à faire rêver ou comment vivre sur la route, que ce soit pour une période de l’année ou l’année durant. Évidemment, on ne se lance pas dans une telle aventure sans savoir si ce style de vie nous convient. Car, sur la route, il faut apprendre à vivre avec la solitude.

L’ouvrage, à la fois un guide pratique et un guide de voyage, propose un questionnaire qui nous aidera à définir si on est fait pour la vie nomade. Il existe également une étiquette lorsqu’on choisit ce mode de vie : gérer ses déchets, ne pas déranger les voisins, ne jamais occuper un terrain privé… Et puis, sachez-le, on ne mange pas que des pâtes.

Vie de van foisonne de magnifiques photos et d’anecdotes. L’auteur y présente ses voyages, non seulement au Québec, puis au Canada et évidemment aux États-Unis, mais aussi en Europe, de la France, à l’Italie et à l’Écosse, en passant par la Suisse. Le nomade-blogueur qu’est Julien Roussin Côté est allé jusqu’à la Terre de Feu dans sa camionnette aménagée (mais sans toilette, donc pas de douche, contrairement à d’autres véhicules…). Vie de van donne envie de prendre la route en laissant tout derrière soi… ou pas.

VIE DE VAN
Julien Roussin Côté
Parfum d’encre
Montréal, 2019
304 pages

Publié dans

Sophie Bernard

Sophie Bernard est journaliste à la pige et journaliste pour Le Lien multimédia. Elle a également été recherchiste pour Radio-Canada et à déjà été rédactrice en chef pour Branchez-vous!
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