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Le défi du siècle (deuxième partie)

LE DÉFI DU SIÈCLE ET NOUS (PREMIÈRE PARTIE)

«We have a choice: to drift into the greatest global health threat we’ve ever faced, or to embrace the greatest opportunity we’ve ever had to build a better world. The decision to act is entirely political.”

— Dr Nick Watts, directeur général du Compte à rebours santé et changement climatique du Lancet

Notre rédaction a invité la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, médecin résidente et présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), à commenter les citations de propos exprimés récemment par cinq personnalités notoires du monde de la santé d’ici ou d’ailleurs au sujet des impacts des changements climatiques sur la santé humaine et celle des populations. On vous présente ici ses choix et commentaires.

Thème no 1 : l’action civile

Citation : “The climate crisis is the most important existential threat affecting the human species. Doctors and all health professionals have a responsibility and obligation to engage in all kinds of non-violent social protest to address the climate emergency. If every single health professional just did one thing every single week (to combat climate and ecological breakdown) it could be absolutely transformational to the politics of our country. It is the brave acts of a large number of people that will make the difference. That’s our task, our responsibility, today, in the 21st century.”

Traduction libre : «La crise climatique est la plus grande menace existentielle touchant l’espèce humaine. Les médecins et autres professionnels de la santé ont la responsabilité et l’obligation de participer à toutes formes de luttes sociales non violentes pour combattre l’urgence climatique et l’effondrement écologique. Si chaque professionnel de la santé le faisait, à raison d’une action par semaine, ça aurait le pouvoir de transformer complètement les politiques du pays en la matière. Ce sont les actes courageux d’un grand nombre de personnes qui feront la différence. C’est notre devoir, notre responsabilité, aujourd’hui, au 21e siècle.»

Auteur : Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet.
Source: Video: Lancet editor Richard Horton urges medical licensing body not to punish doctors in Extinction Rebellion protests.

Il va de soi que les médecins ont un statut privilégié dans la société : ils se situent au sommet du palmarès des professionnels en qui la population a le plus confiance, aux côtés des infirmières. Tout au bas de la liste ? Les politiciens1. Pourtant, actuellement, ce sont eux qui sont chargés de la transition énergétique et de la lutte contre les changements climatiques.

Richard Horton soulève un point très important : l’engagement des professionnels de la santé dans la lutte contre les changements climatiques pourrait transformer, accélérer notre réponse politique et contribuer au respect des cibles de l’Accord de Paris. Le pire pourrait être évité. Il fait également appel au sens de la responsabilité sociale et de l’obligation morale qu’a la profession, et va même jusqu’à soutenir les mouvements comme Extinction Rebellion. En Angleterre, des médecins se sont réunis sous la bannière Doctors for XR2, et des groupes similaires sont en train de voir le jour au Québec et au Canada (lire texte d’Agathe Beaudouin en p. 29).

Au-delà de la possibilité de participer à des actions de désobéissance civile non violentes avec XR, de plus en plus d’ordres professionnels se mobilisent contre les changements climatiques. L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a émis récemment une prise de position sur l’enjeu en parlant de « rôle social » 3. L’APTS, le syndicat du personnel professionnel et technique regroupant 80 000 travailleurs, en a fait une priorité politique pour les cinq prochaines années. Enfin, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) y réfléchit activement et passera probablement à l’action au fil des prochains mois.

Bien que certaines instances comme l’Association médicale canadienne et le Collège québécois des médecins de famille aient reconnu la crise climatique comme un enjeu de santé, la FMSQ, la FMOQ et le CMQ sont restés plutôt silencieux à ce sujet.

Thème no 2 : les événements météorologiques extrêmes et les évacuations d’urgence

Citation : “The health care system’s early warning light is blinking red. The power grid goes dark. The smoke moves with the wind. Our stethoscopes and scalpels won’t suffice. When I took my solemn oath as a doctor, it wasn’t to evacuate hospitals. We must refuse to let this be our new normal.”

Traduction libre : «Le voyant lumineux du système de soins est au rouge. Le réseau électrique coupe, les lumières s’éteignent. La fumée se déplace au gré du vent. Nos stéthoscopes et nos scalpels ne suffiront plus. Lorsque j’ai prêté serment comme médecin, ce n’était pas pour évacuer nos hôpitaux. Nous devons refuser que cela devienne notre normalité.»

Auteur : Dr Stephen Parodi, directeur général associé à The Permanente Medical Group et vice-président directeur des Affaires externes, des communications et de la marque à la Permanente Federation du Kaiser Permanente (Californie).
Source: When “Do No Harm” Means Evacuating Hospitals in California, Medical evacuees are the new refugees of climate change. New York Times, 1er novembre 2019

À l’automne 2019, la Californie a été aux prises avec des feux de forêt sur l’ensemble de son territoire. Le 1er novembre, le Dr Parodi, un spécialiste en maladies infectieuses, raconte avec émotion dans une lettre ouverte publiée dans le New York Times comment son hôpital a dû faire face aux feux de forêt qui menaçaient non seulement la santé de la population, mais sa sécurité et son intégrité même. Il a participé à l’évacuation d’urgence de centaines de patients, dont certains dans un état de santé très précaire. Cette situation est analogue à ce qu’a connu la Colombie-Britannique en 2017, alors que les feux de forêt ont entraîné l’évacuation de plus de 880 patients, la fermeture de 19 établissements de santé et le déplacement de 700 membres du personnel médical4.

Le rapport 2019 du Compte à rebours du Lancet nous apprend que trois pays sur quatre à travers le monde ont vu leur exposition aux feux de forêt augmenter entre 2001 et 20 155. Au Canada, on estime que ce sont environ 440 000 personnes qui ont été touchées par les feux de forêt depuis trente ans. De ce nombre, plus des deux tiers l’ont été dans la dernière décennie6. Ce nombre est appelé à progresser au fil des prochaines années, devant nos difficultés actuelles à stopper la progression des émissions de gaz à effet de serre.

Les changements climatiques créent des conditions propices aux feux de forêt, jouant parfois même un rôle d’accélérateur. D’un point de vue médical, les feux de forêt ont été liés à plusieurs problèmes de santé : décès, traumatismes et brûlures, anxiété et dépression, exacerbation d’asthme et de maladies pulmonaires obstructives chroniques, augmentation de la mortalité, toutes causes confondues7.

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Thème no 3 : l’éducation médicale

Citation : «Notre responsabilité sociale nous incite à réorienter nos priorités en éducation, en recherche et en services pour répondre aux besoins de la population : dans ce cadre, l’intégration des changements climatiques est l’un des objectifs à concrétiser pour les prochaines années. Nos futurs professionnels développeront ainsi des compétences et des connaissances essentielles pour la pratique
clinique et un rôle de santé publique dans un monde en pleine mutation climatique.
»

Auteur : Dre Hélène Boisjoly, doyenne de la faculté de médecine de l’Université de Montréal.
Source : St-Cyr-Leroux, B., « Les calottes sont cuites », medecine.umontreal.ca, 10 septembre 2019

Les changements climatiques, dont les impacts sur la santé ont été bien définis dans les dernières années, ne figurent pas encore dans les cursus médicaux, au Canada comme ailleurs dans le monde.

Pourtant, depuis 2017, les facultés de médecine du pays ont l’obligation d’intégrer la responsabilité sociale dans leur mandat, une directive de l’Association des facultés de médecine du Canada. La responsabilité sociale a été définie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme « l’obligation [des facultés de médecine] d’orienter les activités de formation, de recherche et de services pour mieux répondre aux principaux problèmes de santé posés à la communauté qu’elles ont le mandat de servir »8. Les changements climatiques sont un problème de santé majeur, comme l’ont dénoncé à tour de rôle l’OMS et la publication médicale internationale The Lancet9.

Un sondage mené par la Fédération des étudiants et des étudiantes en médecine du Canada démontre que ses membres sont préoccupés par les changements climatiques et trouvent que leur formation actuelle sur ce plan est insuffisante10. Un autre sondage mené par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) en 2016 concluait que 65 % des médecins de famille de la province affirmaient que leur formation ne les avait pas préparés aux changements climatiques11. L’Association médicale canadienne, l’Association canadienne des médecins pour l’environnement et The Lancet recommandent de façon unanime que les changements climatiques soient intégrés dans tous les cursus des futurs professionnels de la santé12. La Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine, qui représente 1,3 million d’étudiants en médecine dans 130 pays, en a fait un de ses principaux chevaux de bataille : devant l’urgence de la crise climatique, elle milite activement pour que cela soit une réalité d’ici 202 513.

La doyenne de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal a pris un engagement clair en marge de la grande manifestation pour le climat du 27 septembre dernier à Montréal : elle travaillera à l’inté­gration des changements climatiques dans le cursus. Il faut maintenant que cela soit bien fait, rapidement et de façon transversale.

Thème no 4 : l’organisation des soins

Citation : «Les risques liés aux changements climatiques vont s’amplifier, se cumu-ler [sic] à un système qui a déjà de la difficulté à fonctionner. C’est plus qu’urgent de changer la façon dont on voit notre système de santé. […] J’ose espérer que ça va changer, mais il va falloir sans doute des morts pour qu’on se rende compte, au niveau [sic] politique, qu’il faut changer des choses.»

Auteur : Céline Campagna, responsable scientifique du programme Changement climatique et santé de l’INSPQ.
Source : Caillou, A., « Le réseau de la santé à l’heure des changements climatiques », Le Devoir, 18 février 2019.

Pratiquement tous les jours, dans les nouvelles, il est possible de lire plusieurs articles sur notre système de santé. Bien souvent, on parle de débordement, de temps d’attente ahurissant dans les urgences, de patients orphelins, de retards dans la prise en charge, de manque de personnel. Les dépenses liées au système de santé accaparent déjà plus du tiers du budget annuel du Québec : c’est considérable !

Les changements climatiques ajoutent une pression non négligeable sur un système déjà à bout de souffle. On estime que ce sont 20 000 personnes qui vont en mourir d’ici les cinquante prochaines années au Québec uniquement14. Un exemple plus récent : le sud de la province a été le théâtre à l’été 2018 d’une chaleur accablante. Résultat ? Quatre-vingt-six décès répertoriés, et c’est probablement une sous-estimation15. La probabilité de mourir dans certains secteurs en manque criant de verdissement est augmentée de 20 % à 30 %16. Dans les milieux les plus durement touchés par la chaleur extrême, il y a eu une augmentation marquée de la mortalité, de la morbidité, et même du nombre de consultations médicales.

Ouranos, un consortium de recherche scientifique au Québec, a tenté de chiffrer les coûts des changements climatiques pour le système de santé sur une période de cinquante ans : la chaleur, la maladie de Lyme, le virus du Nil occidental et le pollen à eux seuls coûteront entre 609 et 1075 millions de dollars additionnels à l’État québécois17.

Heureusement, les solutions existent : il est bien démontré que les bonnes politiques contre les changements climatiques sont des politiques positives pour la santé. Cela est d’autant plus vrai d’un point de vue économique : les bonnes politiques climatiques (surtout sur le plan de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du verdissement du territoire) pourraient engendrer deux fois plus de gains financiers que leur coût d’implantation. De quoi faire rêver tous les fiscalistes de ce monde18 !

Madame Campagna a bien raison : on doit revoir le fonctionnement du système de santé, qui n’est actuellement pas prêt à faire face au fardeau sanitaire des changements climatiques. Les mesures de prévention efficaces, encore largement sous-financées par le gouvernement (on se rappellera les coupes libérales de 30 % en santé publique il y a quelques années19), seront garantes de notre avenir sain et d’un système capable de recevoir et d’accompagner adéquatement ses usagers.

Thème no 5 : le système de santé

Citation : “Healthcare facilities are the operational heart of service delivery – protecting health, treating patients and saving lives. Yet health sector facilities are also a source of carbon emissions, contributing to climate change. This is perhaps ironic – as medical professionals our commitment is to ‘first, do no harm’. Places of healing should be leading the way, not contributing to the burden of disease.”  

Traduction libre : «Le système de santé, protégeant la santé des patients, les soignant et sauvant des vies, est le cœur opérationnel des services de santé. Pourtant, les infrastructures de santé émettent des gaz à effets de serre, contribuant aux changements climatiques. Cela est peut-être ironique – comme professionnels de la santé, nous avons fait le serment « d’abord de ne pas nuire ». Ces lieux de santé devraient être un modèle et non contribuer au fardeau de maladies.»

Auteur : Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Source : Global Green and Healthy Hospitals, Climate and Health Take Center Stage at World Health Assembly.

Un rapport publié en septembre 2019 par l’organisation Health Care Without Harm a mis les cartes sur table de façon très honnête : le système de santé est responsable, globalement, d’environ 4,4 % des émissions de gaz à effet de serre autour du globe20. Si c’était un pays, il serait le cinquième plus grand émetteur. De quoi se regarder dans le miroir et se demander comment on peut faire mieux.

Pour faire mieux, il faut comprendre pourquoi et comment. C’est assez simple : le système de santé génère des émissions sur tous les plans, de l’approvisionnement au cycle de vie des biens consommés, en passant par la gestion des matières résiduelles souvent limitée (certains hôpitaux n’offrent même pas le recyclage !), le gaspillage alimentaire et l’efficacité énergétique des bâtiments. Certains produits utilisés, comme le desflurane, un agent anesthésiant, y contribuent également : une tonne de desflurane équivaut environ à 2500 tonnes de CO221 !

Heureusement, encore une fois, les solutions existent. Déjà, dans les derniers mois, des initiatives vertes ont fleuri un peu partout au Québec. Pensons notamment à l’Hôpital Sainte-Justine et à sa pharmacie hospitalière écoresponsable22, la première de ce genre ; au CISSS de Lanaudière, qui a fait l’achat de deux déshydrateurs thermiques, qui ont réduit de 75 % le volume et la masse des déchets organiques23 ; à l’Institut Philippe-Pinel, qui veut avoir planté 5000 arbres d’ici 2020 pour réduire les effets d’un îlot de chaleur24.

Depuis le 31 mars 2019, date à laquelle ils en ont reçu la directive ministérielle, tous les établissements de santé du Québec doivent avoir un comité de développement durable25. Les rôles de ces comités sont encore plutôt vagues, et les échos sur le terrain nous apprennent qu’entre les établissements, de grandes différences sont notées. Il manque encore un cadre fort avec des objectifs précisés et des indicateurs afin qu’on puisse suivre le progrès de chaque établissement. Toutefois, ces comités offrent des occasions de s’investir aux professionnels qui le souhaitent.

Depuis août 2019, une démarche citoyenne, La planète s’invite en santé, s’est donné le mandat de mobiliser les professionnels de la santé du Québec pour lutter contre les changements climatiques, reconnaissant par le fait même la contribution du système26. Ses membres réfléchissent notamment à des solutions pour verdir rapidement leurs lieux de travail. Il devient donc de plus en plus facile pour les professionnels de la santé, comme les médecins, de s’engager dans leur milieu de travail.

Signez la pétition des médecins pour le verdissement urbain!

Précision : prière de noter que les opinions des auteurs des sections « Perspectives » et « Courrier des lecteurs » ne sont pas des positions officielles du magazine Santé inc. de l’Association médicale canadienne ou de ses filiales. Les propos de ces sections n’engagent donc que la responsabilité de leurs auteurs respectifs.

 

LE DÉFI DU SIÈCLE ET NOUS (PREMIÈRE PARTIE)

LA NOUVELLE RÉBELLION MÉDICALE

 

RÉFÉRENCES

  1. https://www.ipsos.com/en-ca/knowledge/society/who-do-you-have-faith-worlds-most-trusted-professions
  2. https://www.doctorsforxr.com/
  3. https://www.oiiq.org/le-role-societal-de-l-oiiq-une-posture-davantage-affirmee?fbclid=IwAR0yiL3dtCFera6xLaX4cYfTHBiVAbwwZziS_3q9pqysB1sil8omX4pCANU
  4. British Columbia Interior Health Authority. Wildfire Emergency Response 2017.
  5. http://www.lancetcountdown.org/2019-report/
  6. Christianson A. Wildland Fire Evacuations in Canada. Natural Resources Canada; 2017.
  7. https://storage.googleapis.com/lancet-countdown/2019/11/Lancet-Countdown_Policy-brief-for-Canada_FINAL.pdf
  8. Boelen, Charles, Jeffery E. Heck et World Health Organization (1995). Defining and measuring the social accountability of medical schools, Educational Development of Human Resources for Health.
  9. Costello, Anthony, M. Abbas, A. Allen S. Ball, S. Bell, R. Bellamy, C. Patterson. (2009). Managing the health effects of climate change: Lancet and University College London Institute for Global Health Commission, The Lancet, 373 (9676), 1693–1733. doi:10.1016/s0140-6736(09)60935-1.
  10. Mercer, C. (2019). Medical students call for more education on climate change. CMAJ, 191 (10), E291-E292. doi : 10.1503/cmaj.109-5717.
  11. Valois, P., P. Blouin, C. Ouellet, J. S. Renaud, D. Bélanger, et P. Gosselin. (2016). The Health Impacts of Climate Change. Journal Of Continuing Education In The Health Professions, 36 (3), 218–225. doi: 10.1097/ceh.0000000000000084.
  12. Lancet Countdown 2018 Report: Briefing for Canadian Policymakers.
  13. International Federation of Medical Students’ Associations (2018). IFMSA Policy Climate Change and Health.
  14. Ouranos (2019). Le gouvernement du Québec accorde plus de 10,6 M$ au consortium de recherche Ouranos.
  15. Institut national de santé publique du Québec (2019). Surveillance des impacts des vagues de chaleur extrême sur la santé au Québec à l’été 2018.
  16. Legault, Jean-Benoit (2019, 24 novembre). Des médecins se mobilisent pour le verdissement urbain, L’actualité.
  17. Ouranos (2015). Vers l’adaptation. Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec. Édition 2015.
  18. Organisation mondiale de la Santé (2018). COP24 special report: health & climate change.
  19. Daoust-Boisvert, Amélie (2014, 4 novembre). La Santé publique menacée, Le Devoir.
  20. Health Care Without Harm US. Health care climate footprint report.
  21. Toupin, Pierre-Mathieu (2018). Un avenir volatil?
  22. Mathieu-Robert Sauvé (2019, 25 novembre). La pharmacie de Sainte-Justine réduit son empreinte écologique, Université de Montréal.
  23. Synergie santé environnement (2019). Études de cas.
  24. Martinez, Laura (2019, 20 août). Cure climatique à l’Institut Pinel, Unpointcinq.
  25. Ministère de la Santé et des Services sociaux (2019, 29 mars). Développement durable.
  26. Marin, Stéphanie (2019, 22 août). Des médecins veulent prescrire un traitement choc à la planète, Le Devoir.

 

Publié dans

Dre Claudel Pétrin-Desrosiers

Médecin résidente en médecine familiale CLSC des Faubourgs, Université de Montréal. Présidente de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME).
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