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La vie change

Il suffit de quelques recherches sur le Web pour constater qu’il existe une infinité de produits d’assurance. Si être bien protégé est gage de tranquillité d’esprit, encore faut-il savoir de quelles assurances on a besoin.

La résidence

Prenons l’exemple de Joëlle.

Joëlle a 24 ans et entame sa résidence en neurologie. Elle souhaite protéger son nouveau revenu et commencer à rembourser ses dettes d’études.

Pendant son programme de résidence, Joëlle est couverte par l’assurance responsabilité professionnelle de son établissement d’attache pour les gestes qu’elle pose dans l’exercice de ses fonctions. Elle n’a donc pas besoin d’une assurance de ce type pour l’instant1.

Par ailleurs, Joëlle doit obligatoirement adhérer au régime collectif d’assurance de la Fédération des médecins résidents du Québec. Ce régime lui fournira une assurance vie et une assurance invalidité, ainsi qu’une assurance maladie si elle le désire2.

Joëlle est particulièrement rassurée d’avoir une assurance invalidité : elle est en bonne santé, mais elle sait que si un malheur lui arrivait et qu’elle ne pouvait plus travailler, elle n’aurait pas à s’endetter pour payer son loyer et ses frais de subsistance.

La carrière

Joëlle a maintenant 29 ans. Elle vient de terminer sa résidence et exerce dans un hôpital et une polyclinique. L’une de ses priorités est de souscrire sa propre assurance responsabilité professionnelle, puisqu’elle n’est plus couverte. Cette assurance est d’ailleurs obligatoire pour tous les médecins3.

Son revenu augmente, mais elle a encore de lourdes dettes d’études à rembourser; elle souhaite s’en tenir aux protections essentielles pour éviter de payer des primes élevées. Joëlle n’a pas d’enfant, mais elle décide tout de même de contracter une assurance vie. Ainsi, elle profite d’une prime réduite puisqu’elle est jeune, et en cas de décès, la prestation pourra servir à payer les frais funéraires et ses dettes d’études. Elle choisit une assurance vie temporaire, qui coûte moins cher qu’une assurance permanente. L’assurance la couvrira pendant dix ans, après quoi elle pourra réévaluer ses besoins4.

Joëlle se procure également une assurance invalidité individuelle pour remplacer celle qu’elle avait comme résidente.

Deux ans plus tard, Joëlle emménage avec Jad, qu’elle a rencontré pendant sa résidence. Elle décide de le désigner comme bénéficiaire de son assurance vie. C’est donc Jad qui touchera la prestation si elle décède.

Quelques années plus tard, Joëlle et Jad s’achètent une maison. Leur banque leur propose plusieurs assurances : d’abord, une assurance prêt hypothécaire, celle de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Ce type d’assurance est obligatoire lorsque la mise de fonds est inférieure à 20 %, mais comme Jad et Joëlle ont mis suffisamment d’argent de côté depuis le début de leur carrière, ils n’en ont pas besoin.

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Ensuite, on leur propose une assurance vie et une assurance invalidité qui serviraient spécifiquement à rembourser leur prêt hypothécaire en cas de décès ou de maladie. Cependant, Joëlle et Jad ont déjà des assurances vie et invalidité individuelles dont les prestations suffiraient à payer leur prêt et leurs autres dépenses; ils n’ont donc pas besoin de celles proposées par leur banque. Il faut savoir également que, dans le cas des assurances qu’offrent les institutions bancaires, les définitions et les conditions sont bien différentes de celles des assurances détenues individuellement. Il est donc important d’en connaître les particularités.

À 34 ans, Joëlle a un enfant : elle décide de convertir son assurance temporaire en assurance permanente avec valeur de rachat5. Cette assurance a un volet « placement » dans lequel Joëlle dépose des montants qui fructifient à l’abri de l’impôt. Plus tard, elle pourra accéder de plus d’une façon à ces fonds si elle en a besoin.

C’est également à ce moment qu’elle décide de souscrire une assurance maladies graves et une assurance soins de longue durée, puisque ses risques de santé et ses obligations financières vont en augmentant. Ainsi, si jamais elle contractait une maladie comme un cancer, elle n’aurait pas à puiser dans son épargne.

À 40 ans, Joëlle ouvre une clinique avec un collègue. Elle prend soin de se procurer une assurance pour la clinique – l’équivalent de l’assurance habitation –, qui couvrira l’établissement et son contenu en cas d’incendie ou de vol par exemple, ainsi qu’une assurance frais généraux, qui l’aidera à payer les dépenses comme le loyer et les salaires si jamais elle devient invalide.

À l’aube de la cinquantaine, Joëlle et Jad acquièrent un chalet. Joëlle a cette fois aussi recours à une assurance vie permanente : comme le chalet pourrait être un bien imposable au décès, l’assurance couvrira l’impôt à payer sur la propriété, ce qui évitera à sa famille de devoir la vendre pour assumer cette dépense.

La retraite

À 69 ans, Joëlle est prête à accrocher son stéthoscope. Comme elle n’a plus de revenus de pratique, son assurance invalidité cesse – voilà une dépense de moins !

Elle réévalue ses besoins en assurance vie. Or, puisqu’elle a accumulé des avoirs considérables et que toutes ses dettes sont payées, elle n’a pas à se faire trop de soucis. D’abord, elle s’assure que sa prestation de décès couvrira les frais funéraires et l’impôt à payer par sa succession, et qu’elle permettra à Jad de maintenir son train de vie s’il lui survit. Ensuite, elle explore les différentes façons d’utiliser l’assurance vie pour laisser un héritage à son enfant et donner à des organismes de bienfaisance.

Après un examen de ses protections, elle constate qu’elle n’a pas besoin d’assurance supplémentaire ; c’est un soulagement, car à son âge, l’adhésion coûte plus cher. Joëlle profite paisiblement de sa retraite bien méritée !

L’exemple de Joëlle montre bien l’importance de réévaluer ses besoins périodiquement. Il est essentiel d’avoir une vision d’ensemble : le but premier est de se protéger et de protéger sa famille, mais il n’est pas toujours nécessaire de se procurer une myriade de produits pour y arriver. Au bout du compte, l’assurance reste en fait un choix très personnel.

 

RÉFÉRENCES

  1. FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS DU QUÉBEC (2019). Guide d’interprétation : entente collective 2015-2021.
  2. Id. (S. d.). Assurance collective avec La Capitale.
  3. COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC (2017). Assurance responsabilité professionnelle.
  4. ROULEZ, Josiane (2015, 26 octobre). Une assurance vie : quand la prendre et combien payer ? Les Affaires.
  5. Assurance vie : comment y voir plus clair. Le Devoir.

Note : L’information contenue dans le présent document ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels d’ordre fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant. Les recommandations sur la constitution en société se limitent à la répartition de l’actif et à l’intégration des personnes morales dans les plans financiers et les stratégies de gestion de patrimoine. Toute information d’ordre fiscal ne s’applique qu’aux résidents canadiens et s’appuie sur le droit canadien de l’impôt en vigueur, notamment sur l’interprétation judiciaire et administrative en la matière. L’information et les stratégies ci-indiquées peuvent ne pas convenir aux personnes des États-Unis (citoyens, résidents ou détenteurs d’une carte verte) ou aux non-résidents du Canada, ni dans des situations mettant en cause de telles personnes. Les employés du groupe de sociétés MD ne sont pas habilités à déterminer si un client est considéré comme une personne des États-Unis ou soumis à des obligations de déclaration de revenus, au Canada ou à l’étranger. Le service ExO MDMD offre aux clients des conseils et des produits financiers par l’entremise du groupe de sociétés MD (Gestion financière MD inc., Gestion MD limitée, la Société de fiducie privée MD, la Société d’assurance vie MD et l’Agence d’assurance MD limitée). Pour obtenir une liste détaillée de ces sociétés, veuillez consulter notre site à l’adresse md.ca. Gestion financière MD offre des produits et services financiers, la famille de fonds MD et des services-conseils en placement par l’entremise du groupe de sociétés MD. Les produits d’assurance sont distribués par l’Agence d’assurance MD limitée. Tous les employés de MD qui proposent aux clients des produits ou des services en matière d’assurance détiennent un permis d’assureur vie.

Publié dans

Elizabeth Giami

Conseillère en assurance, L’agence d’assurance MD limitée
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